À Hugues de Salins, le 28 mars 1656
Note [9]

Fomentation : « remède chaud et humide qu’on applique sur quelque partie malade. On fait des fomentations avec des racines, feuilles, fleurs et semences, qu’on fait bouillir dans de l’eau ou une autre liqueur convenable, et on y ajoute quelquefois des sels, axonges, huiles, etc. On les enferme dans des sachets piqués comme des matelas, qu’on plonge dans des décoctions et qu’on renouvelle de demi-quart d’heure en demi-quart d’heure. Quelques médecins les appellent bains locaux parce qu’elles font le même effet étant appliquées sur la partie malade, que le bain peut faire à tout le corps. Elles servent à amollir, relaxer et apaiser la douleur. Il y en a de sèches, comme celles des sachets, et d’autres humides qui sont de même matière que l’embrocation [irrigation] et qui n’en diffèrent que par la manière de les appliquer » (Furetière).

cataplasme : « c’est un remède externe et topique fait avec du lait ou autres liqueurs, de la farine, et de différentes parties de plantes, d’animaux et de minéraux, de graisses, d’huiles, de mucilages, d’onguents et autres compositions, les unes molles et les autres sèches. Sa consistance est presque semblable à celle des cérats [onguents de cire]. Il y a des cataplasmes répercussifs, résolutifs, anodins, stupéfactifs, etc. On le met entre deux linges pour l’appliquer sur quelque partie malade afin d’amollir, de fomenter, d’apaiser les douleurs, l’inflammation, résoudre les humeurs, les faire transpirer ou venir à suppuration, etc. Ce mot vient du verbe cataplasso, c’est-à-dire, illino, oblino, enduire, appliquer par-dessus » (ibid.).

sachet : « remède topique qu’on met sur quelque membre douloureux, composé d’herbes ou de drogues enfermées dans un petit sac de toile. Il est fait d’ordinaire des mêmes matières dont on fait les fomentations » (ibid.).

Dans son chapitre sur les résolutifs (v. note [11], lettre 436) Jacques Houllier parle abondamment de ces procédés, mais sans allusion directe à l’hydrocèle.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 28 mars 1656. Note 9

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(Consulté le 18.04.2021)

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