À Johannes Antonides Vander Linden, le 31 août 1657

Note [9]

« mais ce sont des charbons pour un trésor » (v. note [12], lettre 54).

L’ancre sacrée ou maîtresse, autrement nommée ancre de miséricorde ou de salut, était la plus grande et la plus solide du navire, celle qu’on réservait pour les périls imminents de naufrage ; elle figurait alors le dernier recours. Plutarque en a fait une métaphore (Vie de Coriolan, chapitre xxxi) : « Les ambassadeurs ayant rapporté cette réponse, le Sénat, menacé d’une tempête violente qui pouvait submerger le vaisseau de l’État, jeta, comme on dit, l’ancre sacrée. » Sacram anchoram solvere [Jeter l’ancre sacrée] est l’adage no 24 d’Érasme.

V. note [16], lettre 239, pour les quatre livres de Febribus [des Fièvres] de Daniel Sennert (Wittemberg, 1628, pour la première édition).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Johannes Antonides Vander Linden, le 31 août 1657, note 9.
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(Consulté le 13.11.2019)

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