L. latine 50.  >
À Johannes Antonides Vander Linden,
le 2 juillet 1656

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[Ms BIU Santé 2007, fo 42 ro | LAT | IMG]

Au très distingué M. Johannes Antonides Vander Linden, éminent professeur de médecine en l’Université de Leyde.

Très distingué Monsieur, [a][1]

Votre long silence m’affecte énormément. Le fait est que j’ignore tout à fait si vous êtes toujours en vie et si vous vous portez bien. Je ne sais pas non plus si vous avez reçu ces deux paquets que je vous ai fait parvenir il y a plusieurs mois : le premier par M. Angot, [2] mais le second par M. Elsevier à qui je l’avais remis en mains propres. [3] Il contenait entre autres deux exemplaires du Celse, enrichis de corrections diverses : le premier était celui que M. Riolan m’a donné en échange du mien ; le second, celui de M. de La Vigne, notre très sage collègue mort il y a huit ans. [1][4][5][6] Quand votre livre de Selecta medica nous viendra-t-il ? [2][7] Écrivez-moi au moins ce que vous pensez que je doive en espérer, j’en ai donné un exquis avant-goût à l’excellent M. Jean Riolan, notre très distingué ancien, dont je vous transmets ici les salutations. Tant que sa santé le lui permet, il est maintenant tout entier à augmenter et embellir la nouvelle édition de son Encheiridium anatomicum et de son Anthropographia[3][8][9] où, parmi les anatomistes modernes, la postérité lira votre nom avec éloge et faveur. Il semble un peu moins tourmenté après que, dans son dernier livre, il a heureusement et dignement imposé silence à Pecquet, [Ms BIU Santé 2007, fo 42 vo | LAT | IMG] téméraire jeune homme et novateur malfaisant, éventreur et éviscérateur de chiens, et à deux partisans pecquétiens, les très insipides Mentel et Mersenne. [4][10][11][12][13][14][15] Qu’y aura-t-il de neuf dans la réédition de notre Fernel qu’on prépare chez vous, avec, à ce que j’ai entendu, des commentaires de votre van Heurne, mais duquel ? S’agit-il de Jan, de son fils Otto ? [5][16][17][18] M. René Moreau vous salue, [19] tout comme moi, qui suis

votre Guy Patin de tout cœur.

De Paris, le 2d de juillet 1656.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johannes Antonides Vander Linden, le 2 juillet 1656

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(Consulté le 19.10.2019)