À Charles Spon, le 7 juin 1649
Note [1]

Après avoir pris Ypres (v. note [20], lettre 177), les Espagnols tentèrent d’investir Dunkerque, mais en recourant à des moyens moins loyaux que les armes (Journal de la Fronde, volume i, fo 47 vo) :

« Les députés des Suisses firent voir ici il y a trois jours {a} au maréchal de Schomberg une lettre du gouverneur de Nieuport du 8 du courant envoyée aux Suisses de la garnison de Dunkerque, par laquelle il leur mandait qu’il avait ordre de l’archiduc Léopold de les assurer que s’ils voulaient quitter le service de la France, il leur payerait les 13 montres {b} qui leur sont dues sans les obliger de servir l’Espagnol et leur baillerait outre cela, la paye de trois ou quatre mois qu’ils pourraient employer à faire le voyage pour s’en retourner vers l’Allemagne avec des passeports de l’empereur et du roi d’Espagne ; les priant pour cet effet d’envoyer leurs députés en quelque lieu qu’ils voudraient. Outre cette lettre, le comte de Pigneranda en a écrit d’autres de même teneur dans toutes les garnisons françaises où il y a des Suisses, lesquelles ayant été toutes portées à la cour, le cardinal a cru qu’elles étaient supposées, bien qu’elles soient véritables. Son Éminence a écrit aux directeurs des finances des lettres fort pressantes pour les satisfaire et le maréchal de Schomberg a reçu pour eux une assignation de 100 mille livres sur un traité qui se fait sur la fabrique d’une nouvelle espèce de monnaie nommée des liards, {c} laquelle doit être vérifiée à la Cour des monnaies ; et il y a des partisans qui en offrent déjà 1 200 mille livres après la vérification. »


  1. Le 15 juin 1649.

  2. Soldes.

  3. De France.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 7 juin 1649. Note 1

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(Consulté le 22.09.2020)

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