À Charles Spon, le 21 janvier 1656
Note [1]

Guy Patin demandait ici à obtenir la 5e partie de l’Historiæ ecclesiasticæ… de Johann Heinrich Hottinger (v. note [3], lettre 413) :

Historiæ ecclesiasticæ, Novi Testamenti Seculum xvi. seu Pars Quinta. Quâ res, Christianorum potissimum, Orientalium et Occidentalium breviter, succincte et aphoristice primo proponuntur ; deinde fusius ita explicantur, ut Reformationis Ecclesiasticæ, superiori seculo institutæ, necessitas haud obscure evincatur… [xvie Siècle du Nouveau Testament, ou cinquième partie de l’Histoire de l’Église : où sont d’abord présentées de manière brève, succincte et aphoristique les affaires de l’Orient et de l’Occident, principalement chrétiens ; puis elles sont expliquées plus en détail, pour rejeter sans ambiguïté la nécessité de la Réforme de l’Église qu’on a établie au siècle dernier…] (Zurich, Johann Heinrich Hamberger, 1655, in‑8o) ;

après en avoir acquis la 4e partie  :

Historiæ ecclesiasticæ, Novi Testamenti Seculum xv. Quo res, Christianorum, Judæorum, Gentilium, Muhammedanorum, Gingischanicorum, seu Tartarorum ; breviter, succincte et aphoristice primo proponuntur, fusius deinde explicantur : Capita etiam doctrinæ, tum veræ, per commodam et luculentam Συμβιβασιν ; tum falsæ, per ελεγχον subjiciuntur, sicque ad multiplicem usum, necessariamque rerum Ecclesiasticarum notitiam applicantur. Accedunt Andreæ, Archiepiscopi Crainensis et Cardinalis Gesta, Commentariis Petri Numagen, Trevirensis, illustrata et primum nunc ex Bibliotheca Ecclesiæ Tigurinæ in lucem edita… [xve Siècle de l’Histoire de l’Église du Nouveau Testament : où sont d’abord présentées de manière brève, succincte et aphoristique, puis expliquées plus en détail, les affaires des chrétiens, des juifs, des gentils, des mahométans, des genghiskanides ou tartares ; suivent aussi les chapitres de la doctrine, tant vraie, par une présentation commode et précise, que fausse, par élégie ; et le tout est ainsi destiné à de multiples usages, et à la conaisance nécessaire des affaires de l’Église. On a ajouté la vie d’André, archevêque de Krajina et cardinal, enrichie par les commentaires de Pierre de Neumagen, {a} et publiée pour la première fois, venant de la bibliothèque de l’Église de Zurich] (Zurich, Johann Heinrich Hamberger, 1654, in‑8o).


  1. Andrea archiepiscopus Crainensis, le moine dominicain Andrea Zamometić (Nin, Croatie 1420-Bâle 1484), fut un précurseur de la Réforme que Martin Luther mena dans les années 1520. Archevêque de Krajina (aujourd’hui Kraishtë, dans le Kosovo), Andrea s’était autoproclamé cardinal et fut excommunié pour avoir accusé Sixte iv (pape de 1471 à 1484) d’hérésie, de crimes et de collusion avec les Ottomans. Incarcéré à Bâle, on le retrouva pendu dans sa cellule. Pierre de Neumagen, chapelain de Saint-Léonard, près de Zurich, avait été le secrétaire de Zamometić. Sa biographie et ses nombreuses pièces justificatives forment un long appendice (pages 347‑604) de la première section, De Christianismo.

Aucun titre d’Hottinger ne contient le mot Οδηγος [Guide]. Le plus probable est qu’il s’agisse du livre qui l’a guidé dans son copieux travail sur l’histoire ecclésiastique :

Epitome Historiæ ecclesiasticæ Novi Testamenti Continens brevem narrationem et expositionem, Præcognitorum Chronologicorum, Item : i. Scriptorum Ecclesiasticorum, ii. Conversionum Gentium, iii. Persecutionum et Martyriorum, iv. Hæresium et Conciliorum Œcumeni, v. Repurgationis et propagationis, Ecclesiæ veræ, et Religionis Christianæ. Ex quibus Membra quatuor priora, olim Johannes Pappus S.S. Theol. D. in Epitome sua paucis inchoavit, quæ jam de novo ex veritate Historica accuratius sunt recognita, plurimis in locis augmenta, a mendis repurgata, et Autorum allegatione illustrata. Omnia etiam ab hæc nostra usque tempora fideliter continuata. Studio et labore M. Eusebii Bohemi Jun. Cycnæi S.S. Theol. Stud. [Abrégé de l’Histoire de l’Église du Nouveau Testament, qui contient le bref récit et l’exposé des préalables chronologiques concernant : i. les Écrivains ecclésiastiques, ii. les Conversions des peuples, iii. les Persécutions et les martyres, iv. les Hérésies et les conciles œcuméniques, v. la Purification et la propagation de la véritable Église, et de la religion chrétienne. Dans son abrégé, Johannes Pappus (Lindau 1549-Strasbourg 1610, théologien luthérien), docteur en très sainte théologie, avait brièvement les quatre premières de ces parties ; les voici maintenant très précisément révisées en se fondant sur la vérité historique, augmentées en de nombreux endroits, corrigées de leurs fautes, et éclairées par la citation des auteurs. On les a aussi fidèlement continuées jusqu’à notre temps. Par les soins et le travail de M.  Eusebius Bohemus Cycnæus le Jeune (1595-1633), étudiant en très sainte théologie] (Wittemberg, Clemens Bergerus, 1626, in‑8o).

En fouillant la très abondante production théologique et philologique d’Hottinger, on tombe sur un ouvrage qui aurait pu fort allécher Patin : De Linguæ Arabicæ usu in Medicina et Philosophia… [L’Emploi de la langue arabe en médecine et en philosophie…], thèse (Positiones) qu’Hottinger a présidée à Zurich le 7 mars 1649 (Zurich, Johann Jakob Bodmer, 1649, in‑4o).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 21 janvier 1656. Note 1

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0432&cln=1

(Consulté le 19.09.2019)

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