L. 413.  >
À Charles Spon,
le 30 août 1655

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Monsieur, [a][1]

Ce 19e d’août. Je donnai hier à M. Müller [2] qui s’en allait à Lyon une lettre pour vous de deux pages. Maintenant je vous dirai que notre armée est toujours en Flandres [3] et que le roi [4] y est encore toujours attaché au maréchal de Turenne. [5] Notre armée a été devant Bouchain, [1][6] d’où est arrivé le bruit qu’elle était assiégée. Aujourd’hui, l’on dit que le roi a fait assiéger deux places, savoir Saint-Ghislain [7] et Condé ; [8] et qu’après icelles prises, on ira à Valenciennes [9] ou à Cambrai ; [10] mais néanmoins, la saison d’assiéger se passe et y a grande apparence que l’on ne fera pas dorénavant de grand siège ; et puis, more nostro[2] il ne faut point tant gagner, il vaut mieux que la guerre dure que de faire la paix afin que ceux qui sont en faveur emplissent leur gousset.

[J’ai céans un livre intitulé Historiæ ecclesiasticæ novi Testamenti Pars 1, 2 et 3, dans le premier desquels je trouve souvent cité un livre Thes. philolol., je m’imagine qu’il veut dire Thesaurus philologicus. L’auteur se nomme Io. Henricus Hottingerus, Tigurinus[3][11] et même mes trois volumes in‑8o ont été imprimés à Zurich, [12] 1651 et 1653. Faites-moi la faveur de me faire chercher cela à Genève chez MM. de Tournes [13] ou Chomet, ou autres ; j’entends Thes. philolol., comme aussi le quatrième tome de cette même Histoire ecclésiastique que je sais de bonne part qui y a été imprimée, comme aussi du même auteur, un autre in‑8o intitulé Dissertationes miscellaneæ que l’on trouvera chez MM. de Tournes, ut mihi constat ex quodam Indice librorum [4] qui a été de par eux envoyé de deçà à un honnête homme de ma connaissance qui me l’a mis en main.] [5]

Ne vous mettez nullement en peine pour ce dernier article, faites-moi seulement la faveur de m’acheter à Lyon, s’il se trouve quelque part, ce Io. Henr. Hottingeri Thes. philolol. ; ou bien, s’il ne s’y trouve, tâchez de me le faire venir de Zurich par quelque moyen, si vous le pouvez. Du reste, ne angaris[6] j’en ai écrit exprès à M. Devenet [14] qui en aura le soin, comme de plusieurs autres que je lui ai désignés dans le billet que je lui envoie ; et quand il me les aura achetés, je vous en enverrai l’argent pour les lui payer.

Saint-Ghislain et Condé sont rendues au roi qui est toujours en Flandres et qui a fait assiéger Valenciennes, qui est une grande ville, mais laquelle se rendra bientôt. [7] Toutes ces places en pays étranger nous fourniront l’hiver prochain à nos troupes, de quartier d’hiver, maximo suo incommodo[8] On dit ici que nos affaires vont mal en Italie, que nous ne prendrons point Pavie [15] et qu’il en faudra lever le siège ; que le vice-roi de Naples [16][17] a envoyé dans le Milanais [18] force troupes, lesquelles feront repentir au duc de Modène [19] d’avoir pris notre parti. [9] Le roi de Suède [20] est à Stettin [21] en Poméranie, [22] trois provinces de Pologne se sont révoltées contre leur roi [23] et se sont données au roi de Suède. [24] La peste continue fort en Hollande. [25] Un honnête homme m’a dit hier que l’on imprime à Londres un livre entier De Vita Erasmi ; [26] je ne sais ce que c’est, mais Petrus Bertius, [27] Geographus regius, m’a dit autrefois qu’il en avait une toute faite quam confecebat ex novem tomis operum Erasmi[10] Celui qui a procuré la défection des trois provinces de Pologne au profit du roi de Suède est un certain prince Radziwill, [28] mécontent du roi de Pologne ; mais comme ce roi n’est ni vaillant, ni guerrier et qu’il est haï, voire même fort méprisé en tout son royaume, il est fort à craindre que ce roi de Suède, qui est puissant et qui a quant et soi une grande armée, ne se rende le maître du reste ; [11] et de là, gare les jésuites et toute la papimanie qui se trouvera en tout ce pays-là sous un nouveau maître luthérien, [29] qui trouvera fort à sa bienséance de s’accommoder de tout le bien d’Église, comme firent autrefois en Angleterre Henri viii [30] et la reine Élisabeth. [12][31]

Ce 25e d’août. Je viens de voir M. Gassendi [32] qui est au lit malade d’une inflammation de poumon, pour laquelle je l’ai prié de se faire saigner pour la troisième fois. [33] Ce petit bonhomme n’aime aucun remède et néanmoins en a grand besoin. J’y ai trouvé M. Du Prat notre bon ami et M. Bernier [34] qui est depuis peu revenu de Provence et de Montpellier. [13]

Ce 29e d’août. Un trésorier de l’Extraordinaire des guerres [35] qui est en charge m’a dit ce matin que le roi de Suède a passé en Poméranie, [36] delà en Pologne, et que tôt après il est entré en Allemagne, qu’il est de présent en Silésie ; [37] mais qu’il ne sait si nous sommes de cette ligue ou bien si ce n’est point Cromwell, [38] en tant que chef du parti des protestants, qui est entré dans ce parti. Je n’en sais rien non plus, mais c’est chose certaine que voilà une grande nouvelle, et bien dangereuse pour l’Allemagne, principalement pour la Maison d’Autriche si elle n’est en état d’y résister puissamment et si elle n’est bien avec ses voisins. Si Cromwell s’en mêle, sans doute que le duc de Saxe [39] sera contre l’empereur ; [40] tous les autres princes sont peu considérables pour lui, je ne doute pas du prince palatin. [41]

Mais voilà votre belle et agréable lettre que je reçois, du 24e d’août. Si M. de Salins [42] a été vous rendre ses devoirs, j’en suis bien aise ; il est fort honnête homme, n’en doutez point. Le père [43] est encore vivant, il a deux fils [44] médecins qui tous deux ont pris leurs degrés à Angers [45] par mon conseil. Ces deux fils sont tous deux fort mes amis, mais je pense que c’est le puîné qui vous a été saluer, qui m’a le plus hanté et qui est bien plus savant que son aîné ; [14] sans doute qu’il m’écrira bientôt du voyage qu’il aura fait à Lyon.

Pour M. Tardy, [46] âgé d’environ 54 ans, il n’a pas fait imprimer ses Remarques anatomiques, et nuper uxorem duxit[15] C’est un pauvre fou, glorieux et impertinent, qui ne fera jamais rien qui vaille, il a épousé une jeune femme à laquelle il fera bientôt perdre l’esprit ; il est gueux, caimand, [16] superbe, étourdi, présomptueux, vantard, etc. Il a fait imprimer un petit in‑4o du mouvement circulaire des esprits dont il se dit l’inventeur ; il l’a dédié à Guénault [47] auquel, entre autres louanges, il donne celle d’avoir fait connaître l’antimoine [48] au monde et l’avoir fait mettre au rang des bons médicaments, et que c’est de lui qu’il tient le secret d’en user, etc. [17] M. Riolan [49] dit qu’en tout son livre il n’y a pas un bon mot. Dicam verbo[18] ce Tardy est un méchant et impertinent coquin, artis nostræ vomica et opprobrium[19] aussi bien que des Fougerais, [50] Guénault et autres imposteurs antimoniaux.

Je sais bien le parturient du pape [51] il y a longtemps. [20] Celui-ci fera comme les autres, il est obsédé des jésuites par lesquels il se laisse gouverner, qui est un grand et puissant moyen pour l’empêcher de bien faire.

Je suis très ravi du procès gagné à la première des Enquêtes, mais je suis marri que je ne l’aie su ; j’y ai tout crédit envers les deux présidents, dont l’un est M. de Thou, [52] et l’autre M. du Blancmesnil. [53] Dieu soit loué de tout ! La justice est fort bonne dans les Enquêtes, les mauvais coups se font à la Tournelle [54] et à la Grand’Chambre. Voilà un frère ingrat et méchant accommodé comme il le mérite. [21][55]

Nos apothicaires [56] sont ici au désespoir de ce qu’ils gagnent si peu : la cherté de leurs drogues les a fait haïr dans les familles où les médecins ont introduit une médecine domestique et familière, dont le peuple est fort soulagé ; même les chirurgiens barbiers, [57] autrement dits maîtres de chef-d’œuvre, font l’office des apothicaires où il se rencontre, etiam conniventibus medicis[22] en dépit et au grand regret des apothicaires qui en grondent fort ; et ces chirurgiens barbiers, afin de se fortifier contre tels ennemis davantage, veulent s’unir et faire alliance avec les chirurgiens [58] de Saint-Côme, autrement dits de longue robe, ce qu’ils ne peuvent faire sans notre consentement ; et pour cet effet, nous avons une fois été assemblés, où il a été résolu, en suite de l’avis que je proposai, que nous ne pouvions pas procéder à examiner et approuver cette union que nous n’en eussions vu les articles ; lesquels seraient mis, quand les deux partis en seraient bien d’accord, entre les mains de notre doyen [59] qui alors appellerait chez soi en une assemblée particulière singules illi Doctores qui antehac gesserunt decanatum in Scholis[23] comme gens qui savent les affaires de la Faculté ; ce qui n’est pas encore exécuté et ne le sera peut-être jamais, d’autant que l’on m’a dit ce matin que leur prétendu accord est tout rompu et qu’ils sont bien éloignés de la conclusion de cette union. Voilà où nous en sommes. Vos chirurgiens et apothicaires plaident sans doute les uns contre les autres rudement, et seront peut-être assez fous pour en venir jusqu’ici pour y faire gagner nos procureurs et greffiers ; et peut-être, comme vous dites, que Meyssonnier [60] en fera autant. Ô l’impudence des hommes ! o deliria morientis sæculi ! [24]

Je ne sais qui est ce charlatan [61] qui fut pendu à Sedan [62] pour avoir donné de l’antimoine [63] à un duc de Bouillon, [64] environ l’an 1574 ; [25] je m’en enquerrai à M. Riolan qui est celui qui le saura le plus tôt. Ce pendard a bien eu des successeurs qui n’ont pas été pendus, combien qu’ils le méritassent bien, et adhuc perennant[26]

L’Histoire de l’Église de M. Godeau [65] est en beaux termes ; [27] il est habile homme, mais il n’a pas pêché au fond, il n’a pas touché aux grandes vérités et n’a osé ; aussi n’en eût-il eu jamais le privilège, il a fait comme les moutons de Dindenault dans Rabelais, [66][67][68] sequutus est antecedentium gregem[28][69] L’ancienne histoire ecclésiastique est fort obscure et pleine de plusieurs faussetés qui ont été forgées ad nutum dominantium et ad lucrum sacrificulorum ut facerent rem suam amplissimam[29] Par ce moyen, irrepserunt divitiæ in templum Domini, per pias fraudes, per dolos industrios, per ficta miracula[30] et cela leur a fort réussi. [70]

Creverunt et opes, et opum furiosa libido[31]

Ne savez-vous pas bien ce que Pierre Pithou [71] écrivit au-devant du premier tome du cardinal Baronius, [72] qui a tant été loué des bonnes gens : [73]

Cæsar Baronius, cum primum animum ad scribendum appulit
Id sibi negotii credidit solum dari,
Papæ ut placerent quas scripsisset fabulas
[32]

Grotius [74] aussi, l’an 1614, dans l’épigramme qu’il fit à Casaubon [75] pour mettre au-devant de ses Exercitations contre Baronius, reconnaissant que le bonnet rouge avait été la récompense de ce grand travail, a dit de bonne grâce :

Annales docti nimium servire Baronii
Qui legis, et Romæ quale probatur opus,
Credere ne propera : multo vigilata labore
Pagina ; sed nutu sub dominantis erat.
Auctoramentum non est leve, purpura : pridem,
Pontifices verum non didicere pati.
O pietas ubi mersa lates ? quis fortis et acer,
Qui contra sæclum commodet ora tibi ?
Vivimus addicti studiis ; spes, ira, cupido,
Turba, metus, regnum religionis habent. Etc.
 [33]

Quelque accommodement que fassent les députés de Pignerol [76] pour les princes qui les y ont envoyés, ils n’y rappelleront point en vie tant de pauvres innocents qu’ils ont méchamment et cruellement massacrés ; néanmoins, je souhaite fort qu’au moins il s’en ensuive un bon accord. [34][77] On n’assure encore ici rien de bon du siège de Pavie, mais l’on dit que le roi revient aujourd’hui à La Fère [78] y revoir la reine sa mère ; [79] laquelle l’y attend impatiemment, étant fort désireuse de le revoir après tant de villes prises et tant de prouesses valeureuses exécutées dans le pays ennemi. Au moins, si l’on n’a pas pris beaucoup de villes, on a bien tué des vaches et des poules à des pauvres gens qui sont innocents et qui luunt peccata Principum bellantium[35] La guerre d’aujourd’hui n’est guère meilleure ni plus raisonnable que jadis la guerre de Troie, laquelle au dire d’Horace Stultorum regum et populorum continet æstus[36][80]

Le livre de M. Riolan est achevé à une feuille près et à son portrait que le graveur achève, où il a mis du latin exprès pour faire entendre à ses adversaires, Pecquet, [81] Mentel et Mersenne, [82][83] qu’en ce grand âge auquel il est parvenu, il ne les craint point, qu’il a encore des forces requises pour leur résister et pour réfuter leurs rêveries. [37]

Je vous donne avis qu’il est aujourd’hui le neuvième < jour > d’une fièvre continue [84] et d’une disposition inflammatoire du poumon à M. Gassendi, pour laquelle chasser il a été saigné ce matin pour la quatrième fois en présence de MM. Du Prat et Bernier que j’y ai rencontrés, et qui y sont souvent. Il y a longtemps que je suis après pour obtenir cette saignée, à quoi ces Messieurs susnommés m’ont fort aidé. Le sang qu’on lui a tiré est tout vert. J’ai fort mauvaise opinion de son poumon. C’est un petit homme fort obstiné pour lequel j’ai grande peur qu’il ne meure cet automne, et ainsi adieu nos livres car la copie n’est pas prête. Dieu soit loué qu’il n’y a personne d’engagé à ce grand ouvrage, duquel la copie n’est point achevée. [85] M. Gassendi est du nombre et de la famille des hémophobes[86] cette malheureuse opinion lui coupera la gorge tôt ou tard comme elle fait à beaucoup d’autres très souvent. Voilà ce que je puis vous en dire pour le présent, et qui me semble le plus vraisemblable de la fortune de l’homme et de l’événement de ce mal, j’ai pourtant grand regret de la perte d’un si savant homme et d’un si excellent personnage.

Le curé de la Madeleine [87][88] n’a point voulu aller à la cour pour y recevoir les défenses de rien faire exécuter des commandements du cardinal de Retz [89] touchant la direction de l’archevêché de Paris. Son confrère le curé de Saint-Séverin [90][91] a été à la cour et a promis d’obéir, et l’autre demeure caché et ne se veut montrer. [38] Le lieutenant civil, [92] pour obéir et complaire à la cour, l’a fait proclamer à trois briefs jours. [39]

J’apprends que Pecquet fait feu et flamme contre M. Riolan : il s’en va examiner toute l’Anthropographie, en faire un grand catalogue des fautes et des bévues de M. Riolan, et le faire passer dans la postérité comme un homme fort ignorant qui a très mal mérité du public. [40] Ne sera-ce pas là un bon livre puisqu’il ne sera plein que de fautes et ne contiendra autre chose ? Je viens d’apprendre de M. Riolan que celui qui fut pendu à Sedan pour avoir donné de l’antimoine à M. de Bouillon était un apothicaire, [25] et qu’il l’a autrefois ouï dire à M. Marescot [93] et à feu M. Simon Piètre, [94] son oncle, qui a été cet homme incomparable duquel il a parlé dans la préface de son Encheirid. anatom [95] et dans son Anthropographie, page 593[41] C’est celui qui a fait des annotations sur Gourmelen [96] et sur la Chirurgie française de Paul Éginète [97] traduite par Daléchamps. [42][98] Ce grand homme mourut l’an 1618 âgé de 54 ans. Hélas ! j’en aurai demain autant et je ne mérite pas d’être l’écolier d’un si grand homme. Il a été propre frère de la mère de M. Riolan [99] et fils d’un autre Simon Piètre, [100] lequel mourut l’an 1584, in cuius decanatu, anno 1566, latum fuit Decretum contra stibium tamquam venenatum[43] Ô beau décret, que n’as-tu toujours été bien gardé !

Il est arrivé un courrier d’Italie qui apporte nouvelles de la prise de Pavie : voilà un pauvre pays en mauvais état, ce sera au pape de s’en remuer et pour en venir à bout, de s’allier de la faveur des autres princes d’Italie afin de chasser de leurs provinces un ennemi si remuant et si insolent que sont nos Français. [44] On dit que le roi couchera aujourd’hui à La Fère et delà qu’il viendra à Compiègne, [101] et que notre armée a tout nouvellement assiégé Bouchain. Ces petites places seront fortifiées par nos gens et leur serviront de retraite l’hiver prochain.

Depuis ma harangue [102][103] du 1er jour de mars, M. Denyau [104] a été fait professeur du roi en la place de M. Akakia ; [105] et aujourd’hui, un autre a fait sa harangue pour être Professor regius in philosophicis[45] savoir M. Des Auberis [106] à la place de M. Godin. [107]

Voilà deux grands voleurs que l’on vient de pendre à la Grève ; [108][109] mais hier à la Croix du Trahoir [110] fut rompu avec toutes les solennités requises un corps d’osier à la place du vrai corps qui est mort dans le For l’Évêque [111] où il était prisonnier. [46] On dit que c’était un criminel à qui ses parents ont envoyé une bouteille de vin empoisonné ut cum subducerent supplicio et a publica morte librerarent[47][112] mais ils ne l’ont pas délivré ab æterna illa tantopere tremenda[48] Je vous prie d’avoir soin des deux lettres que je vous adresse afin qu’elles soient rendues à leur assignation. Excusez-moi de tant de peine et me faites la faveur de dire à M. Devenet que, lorsqu’il lui plaira me faire réponse, que je le prie de vous les donner afin que vous les enfermiez dans les vôtres. Quand le livre de M. Riolan sera fait, je vous l’enverrai, et à nos amis. En attendant, je vous supplie de vouloir prendre la peine de faire mes recommandations à MM. Gras, Guillemin, Falconet et Garnier, comme aussi à MM. Huguetan et Ravaud, [113] desquels j’espère de recevoir bientôt le Matthiæ Martinii Etymologicum philologicum sacrum[114] comme vous m’avez fait espérer par votre pénultième. [49] M. Rigaud, [115] associé de M. Borde, [116] est parti d’ici depuis huit jours pour aller à Francfort ; [117] l’autre frère Rigaud ne viendra-t-il point ici ? [50] Adieu Monsieur, et me tenez pour celui qui sera toute sa vie votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Patin.

De Paris, ce mardi 30e d’août 1655.

On parle ici d’une grande bataille gagnée près des Dardanelles [118] par les Vénitiens sur les Turcs. [51]


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 30 août 1655

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(Consulté le 21.11.2019)