À Charles Spon, le 10 septembre 1662
Note [1]

Lazari Riverii, Consilarii, Medici ac Professoris Regii : necnon Regiorum in Universitate Monspeliensi Medicinæ Professorum Decani, Opera medica universa : quibus continentur i. Institutionum Medicarum, libri quinque. ii. Praxeos Medicæ, libri sepdecim. iii. Observationum Medicarum, Centuriæ quatuor. Quibus accedunt observationes variæ ab aliis communicatæ : itémque Observationes infrequentium morborum. Omnia ab ipsomet Auctore ultimo revisa, emaculata, locupletata : nunc vero singula peculiaribus suis Indicibus illustrata [Toutes les œuvres médicales de Lazare Rivière, conseiller, médecin et professeur du roi, ainsi que doyen des professeurs royaux en l’Université de Montpellier, qui contiennent : i. cinq livres d’Institutions médicales ; ii. dix-sept livres de Pratique médicale ; iii. quatre Centuries d’observations médicales. À quoi s’ajoutent des observations variées communiquées par d’autres auteurs, ainsi que les observations de maladies rares. Entièrement et dernièrement revues, corrigées et augmentées par l’auteur lui-même, chacune d’elles maintenant enrichie de ses propres index] (Lyon, Antoine Cellier, 1663, in‑fo).

L’épître dédicatoire d’Antoine Cellier est adressée Nobilissimo, Spectatissimoque Viro, D. Andreæ Falconeto, Doctori Medico Monspeliensi, Consiliario Medicoque Regio, necnon Collegio Medd. Lugdun. Aggregato [au très noble et très admirable M. André Falconet, docteur en médecine de Montpellier, conseiller et médecin du roi, ainsi qu’agrégé au Collège des médecins de Lyon]. Il s’y trouve quelques renseignements sur le père de Falconet :

Enimvero supremam olim lauream Apollinarem Monspelii, et quidem manibus ipsiusmet inclyti Riverii, consecutus es, cuius etiam deinceps arctissima necessitudine aliquandiu usus fuisti : cum ipse pluribus retro annis, Parentem tuum piæ memoriæ, Carolum Falconetum, Medicum quoque Monspeliensem, et quidem Eximium, studiorum socium, ac familiarem habuisset : cuius tui Parentis laudibus illud accredit minime vulgare, quod Sereniss. Reginæ Margaretæ Valesiæ per annos xii. fuerit Archiater : unde et apud Rodumnenses per reliquam ætatem privilegiis et vacationibus, tam præclaro muneri gesto debitis, frui non destitit, Universa Segusiane Nobilitati charissimus.

[Vous avez de fait obtenu jadis {a} le plus haut laurier apollinaire {b} de Montpellier, et ce des mains de l’illustre Rivière en personne ; {c} pendant assez longtemps et maintenant encore, vous avez joui de sa très fidèle amitié. C’est que, de nombreuses années en arrière, il avait lui-même eu pour compagnon d’étude et pour camarade votre père de pieuse mémoire, {d} Charles Falconet, lui aussi médecin de Montpellier, et de la meilleure extraction ; ce qui fait éloquemment foi des mérites de votre père, c’est qu’il fut pendant 12 années {e} le premier médecin de la sérénissime reine Marguerite de Valois. {f} Ensuite, à Roanne, pendant le restant de sa vie, très cher au cœur de toute la noblesse du Forez, il a sans cesse profité des privilèges et des exemptions qui lui étaient dus pour avoir rempli une si brillante charge]. {g}


  1. 1633.

  2. Médical.

  3. Lazare Rivière était alors déjà professeur de médecine de Montpellier.

  4. Mort en 1641.

  5. 1604-1615.

  6. Première épouse du roi Henri iv, répudiée en 1599.

  7. Le début de l’épître contient quelques passages en grec ; ce qui, avec la qualité générale de son latin, pousse à croire que le véritable auteur en a été Falconet lui-même, et non Cellier (suivant la coutume, courante chez les libraires, de faire écrire leur dédicace par le dédicataire).

V. note [8], lettre 749, pour les Opera omnia de Jérôme Cardan en cours d’impression à Lyon.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 10 septembre 1662. Note 1

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(Consulté le 27.05.2020)

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