À Charles Spon, le 1er avril 1650
Note [10]

Parenthèse ajoutée dans la marge.

Journal de la Fronde (volume i, fo 188 ro, mars 1650) :

« Le 20 au matin, l’abbé Mondin, Piémontais, mourut en cette ville n’ayant voulu dire à personne, jusqu’à ce qu’il fut à l’article de la mort, l’endroit où il avait mis les pierreries de M. le Cardinal qu’il avait en garde, lesquelles Son Éminence aurait couru grand risque de perdre si l’abbé Bentivole ne l’eut pressé de déclarer ce secret qu’il ne voulait confier à personne. On dit qu’il en avait pour 800 mille écus. Son canonicat de Notre-Dame a été donné à M. de Ventadour. Le lendemain le curé de Saint-Eustache ayant su que les chanoines de Notre-Dame voulaient enterrer ce corps dans leur église à cause qu’il en était chanoine, le fit enlever et apporter dans Saint-Eustache où il est encore dans une chapelle, et y sera jusqu’à ce que le procès soit vidé au Parlement. »

Cet abbé Mondin, ou Mondini, agent d’affaires de la Maison de Savoie et homme de confiance de Mazarin, avait été arrêté sur ordre du Parlement en janvier 1649.

Dubuisson-Aubenay (Journal des guerres civiles, tome i, page 234, vendredi 18 mars 1650) :

« L’abbé Mondin, Piémontais, jadis valet ou petit précepteur des Largentier, gentilshommes savoyards, au Collège de Navarre depuis, par l’approche qu’il eut avec le feu cardinal de Richelieu et la confidence du cardinal Mazarin, pour le trafic des pierreries et des meubles, est mort d’une fièvre pourprée, en l’âge d’environ 50 ans, laissant vaquer trois bénéfices de quinze à vingt mille livres de rente ensemble. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er avril 1650. Note 10

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(Consulté le 29.11.2020)

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