À Claude II Belin, le 7 septembre 1654
Note [10]

« écrit dans un mouvement de colère, commis par quelqu’un vraiment digne d’être brûlé par le dieu boiteux [Vulcain, v. note [5], lettre 267] : Annales de Volusius, livre merdeux. » La fin et l’allusion au dieu boiteux sont tirées de Catulle (Poèmes, xxxvi, In Annales Volusii [Contre les Annales de Volusius]) :

« Annales de Volusius, {a} papier couvert de merde, acquittez le vœu de mon amante : elle a promis à la sainte Vénus et à Cupidon, si je lui étais rendu, si je cessais de lancer contre elle mes iambes redoutables, de livrer au dieu boiteux et aux flammes de ses bois maudits les chefs-d’œuvre choisis du plus mauvais poète : or, ce sont les annales de Volusius que, dans ce vœu badin, l’espiègle a désignées. »


  1. Volusius n’est pas connu avec certitude ; ce pourrait être, comme il semble d’après Sénèque (Lettres à Lucilius, livre xiv, lettre 93), le surnom du poète Tanusius (Maurice Rat, 1931) : « Eh bien ! Ne se trouve-t-il pas des livres fort courts, qui n’en sont pas moine estimables et utiles ? Vous savez combien les Annales de Tanusius sont assommantes, et comment on les appelle. Il est des gens dont la vie est longue, et mérite d’être comparée aux Annales de Tanusius. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 7 septembre 1654. Note 10

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(Consulté le 12.08.2020)

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