À Bernhard von Mallinckrodt, le 1er mars 1646, note 10.
Note [10]

À cette page de sa Dissertatio, Bernhard von Mallinckrodt examinait les disputes sur le berceau de l’imprimerie :

Supersunt duo alij e recentioribus quos dixi, qui ex professo hanc pugnam depugnarunt, licet hactenus mihi illos inspiciendi facultas non fuerit, ac omnis diligentia mea in illorum acquisitione me frustrata sit. Gabriel Naudæus Parisiensis, qui Petrum Scriverium ejusque Laurum Laurentianam (ita liber inscribitur pro Harlemo anno 1628. editus) sibi refutandum sumpsit.

[Pami les auteurs plus récents dont j’ai parlé, il en reste deux qui, en bon connaisseurs du sujet, ont pris part à ce débat, bien que, jusqu’ici, je n’aie pas eu la possibilité de les lire, car j’ai vainement appliqué tous mes soins à obtenir leurs livres. Gabriel Naudé a entrepris de réfuter Petrus Scriverius et le laurier qu’il a attribué à Laurentius (ainsi s’était-il prononcé en faveur de Haarlem dans un livre qu’il avait publié en 1628)]. {a}


  1. V. notes [51] du Grotiana 2 pour Petrus Scriverius, et [15] infra, pour l’invention de l’imprimerie attribuée à Johannes Laurentius de Haarlem.

    Ce livre où Scriverius défendait la primauté de Laurentius porte le titre flamand de Laure-Crans voor Laurens Coster Van Haerlem Eerste Vinder vande Boeck-Druckery [Couronne de laurier attribuée à Laurens Coster de Haarlem, premier inventeur de l’imprimerie] (Haarlem, Adriaen Rooman, 1628, in‑4o).

    V. infra note [11] pour l’Addition à l’Histoire… où Gabriel Naudé a donné son avis sur la découverte de l’imprimerie, qu’il attribuait aux artisans de Strasbourg et de Mayence (v. note [18], lettre 246).

    Le second auteur, dont Mallinckrodt parlait ensuite, était le prédicateur et théologien allemand Georgius Draudius (Georg Draud, Dauenheim 1573-Bultzbach 1635), pour sa :

    Bibliotheca exotica, sive Catalogus officinalis Librorum peregrinis linguis usualibus scriptorum, videlicet Galica, Italica, Hispanica, Belgica, Anglica, Danica, Bohemica, Ungarica, etc. omnium quotquot in Officinis Bibliopolarum indagari potuerunt, et in Nundinis Francofurtensibus prostant, ac venales habentur. {i} La Bibliothèque Universail, contenant le Catalogue de tous les livres qui ont été imprimés ce siècle passé aux langues française, italienne, espagnole, et autres, qui sont aujourd’hui plus communes, depuis l’an 1500 jusques à l’an présent m. dc. xxiv. distribuée en certain ordre selon les matières y contenues et les surnoms des auteurs. {ii}

    1. « Bibliothèque exotique, ou Catalogue officinal des livres écrits dans les langues parlées à l’étranger : français, italien, espagnol, flamand, anglais, danois, tchèque, hongrois, etc. ; tous autant qu’on a pu en trouver dans les officines des libraires, et qu’ils sont exposés et mis en vente dans les foires de Francfort. »

    2. Francfort, Balthasar Ostern, 1625, in‑4o ; ce livre complétait la Bibliotheca classica du même auteur (ibid. et id. 1625, in‑4o).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Bernhard von Mallinckrodt, le 1er mars 1646, note 10.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1040&cln=10

(Consulté le 26/05/2024)

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