À Charles Spon, le 8 avril 1653
Note [11]

Sans doute l’Oraison funèbre de messire Alphonse Louis du Plessis de Richelieu, cardinal, archevêque et comte de Lyon [mort le 23 mars, v. note [24], lettre 308], primat des Gaules et grand aumônier de France, prononcée dans l’église Notre-Dame de la Charité de Lyon, par E. Chauvessaigne, prieur de Saint-Martin du Bouquet et grand prieur de l’abbaye de Savigny (Lyon, Michel Libéral, 1653, in‑4o) :

« Le soin des âmes ne lui fit pas oublier celui des biens temporels, et la charité qui, comme un soleil, éclaire le ciel et la Terre ne jugeait rien indigne de son devoir. Combien de fois a-t-il apaisé la colère de ceux que la nécessité publique armait contre les maisons des plus grands, et auxquels le désespoir et l’impunité mettaient le flambeau à la main pour consumer une ville où l’on ne voyait plus que des matières de pleurs ! Tout le monde sait bien qu’il employa ses revenus et qu’il engagea tout ce qu’il avait de précieux pour empêcher que la fureur n’ensevelît cette funeste ville dans ses ruines, où nos yeux la chercheraient elle-même aujourd’hui, sans y trouver une marque de grandeur. Que les circonstances d’une action si glorieuse en relèvent l’éclat ! »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 avril 1653. Note 11

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(Consulté le 20.09.2020)

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