À Claude II Belin, le 12 janvier 1632
Note [13]

« le malheureux n’a rien récolté d’autre que la faim pour renommée (que cet homme très méritant avait cherché à obtenir d’une patrie et d’une postérité ingrates, par des travaux presque herculéens). »

Ulisse Aldrovandi (Aldrovandus, Bologne, 1522-ibid. 1605) fut l’un des plus savants naturalistes du xvie s., surnommé le Pline moderne. Après de longues études parsemées de voyages en Europe, où il devint l’ami de Guillaume Rondelet (v. note [13], lettre 14), il prit en 1533 le bonnet de docteur en médecine à Bologne. L’année suivante, il obtint la chaire de logique, puis celle de philosophie, et enfin celle de botanique, auxquelles il ne renonça qu’en 1600, contraint par son grand âge et par la cécité. On dit en effet qu’il consuma toute sa fortune à la constitution de son cabinet d’histoire naturelle, le plus considérable qui existât alors, et d’une très belle bibliothèque, ainsi qu’à la publication de ses œuvres, pour mourir misérable à l’hôpital des indigents ; mais le fait a été contesté (Jourdan in Panckoucke). Guy Patin faisait allusion à la première édition complète de ses œuvres : Aldrovandi Opera omnia (Bologne, sans nom, 1599, 13 volumes in‑fo).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 12 janvier 1632. Note 13

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(Consulté le 19.10.2019)

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