À Charles Spon, le 1er décembre 1654
Note [2]

Lenonis Guillemei Scholæ Parisiensis empirico-methodicæ doctoris et poste et fuste sublimis Αποθεοσις [Apothéose du maquereau Guillemeau, docteur empirico-méthodique de la Faculté de Paris, célèbre et par son poteau et par son gourdin] (Paris, sans nom, 1654, in‑4o de 74 pages). Guy Patin attribuait ici à Siméon Courtaud ce libelle, signé T.S.M.S.D.M.M. ; il répondait au Cani miuro… de Charles Guillemeau (v. note [14], lettre 358). On y lit, page 32, ce sonnet sans titre :

« Patin, le condamné, abhorre l’antimoine,
Merlet le va fuyant comme un mauvais esprit ;
Piètre l’a en horreur comme un Diable maudit,
Germain le dit partout plus enragé qu’un moine.

Mais pourquoi blâment-ils un remède si grand
Qui guérit tant de maux, qui tient si bien son rang
Chez les désespérés, en dépit de l’envie ?

Toute la Faculté, race d’un vieil chanoine,
Frappe ce minéral par son ignare écrit,
Et voudrait volontiers, pour braver son esprit
Plus sublime que l’air, perdre son patrimoine.

En chercher la raison, on la connaît assez,
C’est qu’ils aiment bien mieux chez eux les trépassés
Que l’affront des vivants qui leur noircit la vie. »

À la fin, le livre reprend la chanson contre Charles Guillemeau : « Faculté, dresse des autels… » (v. note [35], lettre 399).

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er décembre 1654. Note 2

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0380&cln=2

(Consulté le 02.04.2020)

Licence Creative Commons