À André Falconet, le 17 mai 1667
Note [2]

Louis xiv n’a pas voulu cacher l’événement à son fils le dauphin, à qui il a destiné ses Mémoires (pages 257‑258) :

« Avant que de partir, {a} j’envoyai un édit au Parlement, par lequel j’érigeais en duché la terre de Vaujours en faveur de Mlle L… et reconnaissais une fille que j’avais eue d’elle. Car n’étant pas résolu d’aller à l’armée pour y demeurer éloigné de tous les périls, je crus qu’il était juste d’assurer à cette enfant l’honneur de sa naissance et de donner à la mère un établissement convenable à l’affection que j’avais pour elle depuis six ans. J’aurais pu sans doute me passer de vous entretenir de cet attachement, dont l’exemple n’est pas bon à suivre ; mais après avoir tiré plusieurs instructions des manquements que j’ai remarqués dans les autres, je n’ai pas voulu vous priver de celles que vous pouviez tirer des miens propres. »


  1. Pour la guerre de Dévolution (mai 1667-mai 1668).

Tombée dans les bras de Louis xiv en 1661, Françoise-Louise de La Vallière (v. note [12], lettre 735) lui avait alors donné trois enfants : Charles (1663-1666), Philippe (né et mort en 1665) et Marie-Anne de Bourbon (2 octobre 1666-1739), que le roi légitimait alors sous le nom de Mlle de Blois et qui devint en 1680 princesse de Conti en épousant Louis-Armand de Bourbon-Conti. V. note [45], lettre 925, pour la naissance de Louis, autre fruit de ce royal adultère, en 1667.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 17 mai 1667. Note 2

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(Consulté le 24.01.2021)

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