À Charles Spon, le 13 juin 1644, note 21.
Note [21]

« qui prêtait trop d’attention à son propre intérêt ».

Il s’agissait de Gaspard d’Auxy, seigneur de Monceaux, baron de Houdan (v. note [52] du Borboniana 10 manuscrit pour sa sœur, Suzanne, et son père, Guy). Vuilhorgne (pages 20‑21), qui a fait une enquête sur le caractère de « ce maître ingrat et avare », nous apprend qu’il était en effet antipathique, chicanier, très infatué de son nom, processif et peu endurant.

Il avait épousé Jacqueline Do, veuve d’Anne Tiercelin, seigneur de Sarcus, à laquelle Guy Patin aurait dédié un Cabinet des cantiques spirituels, propre pour élever l’âme à Dieu, recueillis de plusieurs pères religieux par G.P.B. Troisième partie (Paris, Antoine de Sommaville, 1623, in‑12 de 155 pages). Il contient 53 cantiques, tous en français. Le 18e est signé G.P. ; destiné à célébrer le saint sacrement du mariage, il est composé de 17 couplets, dont le premier dit (Bibliographia Patiniana, pages 2‑3) :

« Honneur au mariage
Et aux gens mariés,
Qui sont d’un saint cordage
Ensemblement liés,
Pour être la racine.
D’un fruit plaisant et beau,
Que la grâce divine
Produit en ce rameau »

Je peine sérieusement à croire qu’un étudiant de 22 ans, tout occupé à préparer son baccalauréat de la Faculté de médecine de Paris et en rupture avec sa famille, ait composé trois recueils de pieux poèmes à l’intention d’une gente dame qui avait épousé le fourbe baron dont son père était l’intendant.

Imprimer cette note
Citer cette note
x
Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 13 juin 1644, note 21.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0106&cln=21

(Consulté le 19/06/2024)

Licence Creative Commons