À Charles Spon, le 23 novembre 1657, note 24.
Note [24]

Jean Lalemandet ou Lallemandet (Besançon 1595-Prague 1647) avait été admis dans l’Ordre des minimes, puis envoyé par ses supérieurs en Allemagne où il professa la théologie, la philosophie, et devint, en 1641, provincial de son Ordre pour la Haute-Allemagne, la Bohême et la Moravie (G.D.U. xixe s.). Guy Patin citait ici le :

R.P. Ioannis Lalemandet, Bisuntini, Ordinis Minimorum S. Francisci de Paula, hactenus Theologiæ, et Philosophiæ Publici ac Iubilati Professoris, nec non per Germaniam, et Boëmiam, Moraviamque Provincialis, Cursus Philosophicus. Complectens, lateque discutiens Controversias omnes a Logicis, Physicis, Metaphyisicisque agitari solitas, præsertim quæ Thomisticæ, Scoticæ, et Nominalium Scholis sudorem cient. De quibus in utramque partem ab Authore fertur Iudicium, aliisque impugnanis probabilior opinio seligitur, nonnunquam vero nova proponitur ac stabilitur. Editio novissima.

[Cours philosophique de Ioannes Lalemandet, de l’Ordre des minimes de saint François de Paule, jusqu’à ce jour professeur public et acclamé de théologie et philosophie, ainsi que provincial en Allemagne, Bohême et Moravie. Contenant et discutant amplement toutes les controverses que les logiciens, physiciens et métaphysiciens ont coutume d’agiter, en particulier celles qui font transpirer les Écoles thomistes, scotistes et des nominalistes. {a} Sur lesquels, dans chacune des parties, {b} l’auteur porte un jugement à leur sujet, et choisit une opinion plus probable que celle de ses autres attaquants ; mais parfois, il en propose et établit une nouvelle. Toute dernière édition]. {c}


  1. Adeptes de Thomas d’Aquin (v. note [24], lettre 345), de John Duns Scot (v. note [20], lettre 566) ; les nominalistes étaient une variété d’aristotéliciens, partisans d’un système prétendant que « les espèces, les genres, les entités n’étaient point des êtres réels et étaient seulement des êtres de raison, et, comme on disait, des souffles de voix ; par opposition aux réalistes, qui leur attribuaient une existence réelle » (Littré DLF).

  2. Au nombre de trois : 1. De Terminorum Dialecticorum definitione, multiplicique divisione, et proprietatibus [Définition, multiples divisions et propriétés des termes dialectiques] ; 2. De proximis Syllogismi partibus [Parties constitutives du syllogisme] ; 3. De Argumentatione [L’Argumentation].

  3. Lyon, Laurent Anisson, 1656, in‑fo de 890 pages

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 23 novembre 1657, note 24.

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(Consulté le 14/04/2024)

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