Annexe : Thomas Diafoirus et sa thèse
Note [25]

Ce surnom de Purgon, que Molière donnait au médecin d’Argan, va comme un gant à Charles Bouvard : premier médecin de Louis xiii, il avait engagé en 1633 une vive dispute contre sa Faculté quand elle avait osé autoriser une thèse critiquant sa prescription d’eau minérale purgative au roi (v. note [15], lettre 17). Dans la scène 6 de l’acte iii du Malade imaginaire, Purgon gourmande durement Argan qui a eu l’audace de refuser le clystère qu’il avait composé à son intention. Pour son « crime de lèse-Faculté », il menace son patient de tomber « dans la bradypepsie. […] De la bradypepsie dans la dyspepsie. […] De la dyspepsie dans l’apepsie. […] De l’apepsie dans la lienterie. […] De la lienterie dans la dysenterie. […] De la dysenterie dans l’hydropisie. […] Et de la dysenterie dans la privation de la vie, où vous aura conduit votre folie. »

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Thomas Diafoirus et sa thèse. Note 25

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8009&cln=25

(Consulté le 25.11.2020)

Licence Creative Commons