À Charles Spon, le 8 mars 1644, note 28.
Note [28]

Cardiaque a ici le même sens médical que cordial, servant à qualifier les remèdes réconfortants qui augmentent la chaleur générale du corps et fortifient (réjouissent) le cœur (dans la double acception d’âme et de muscle animant le sang). En découlait principalement la qualité fort prisée de contrepoison (mithridate ou alexipharmaque dans la langue de l’époque). Les remèdes cardiaques les plus prisés, mais aussi les plus coûteux (car ils contenaient des matières de grand prix telles qu’or, perles, pierres précieuses ou corail), étaient la thériaque, le bézoard, le mithridate, l’alkermès et l’hyacinthe (v. note [9], lettre 5).

L’observation iii de Charles Guillemeau et Guy Patin (Paris, 1648) en dit bien plus sur le sujet et explique leur profonde aversion pour les remèdes cardiaques, qui était fondée sur d’excellents arguments.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 mars 1644, note 28.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0101&cln=28

(Consulté le 21/06/2024)

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