À Charles Spon, le 16 août 1650
Note [28]

Pierre Paschal ou Pascal (Sauveterre, dans le Bazadois 1522-Toulouse 1565), avec un peu de latin, parvint à se faire passer pour savant et accompagna à Rome le cardinal d’Armagnac. Il étudia le droit à Padoue puis revint en France où le roi Henri ii lui accorda une pension pour lui permettre d’écrire à son aise. Après sa mort fut publiée sous son nom la Vidi Fabricii Pibrachi Vita [Vie de Guy du Faur de Pibrac] (Paris, 1584, in‑12o, traduite sous le titre de Vie et mœurs de Pibrac, Paris, 1617, in‑16o). Michaud qualifie Paschal de « littérateur sans talent, mais plein de vanité et d’impudence » et dénonce ses impostures, mais ne fait pas état d’une ambassade qu’il aurait remplie au pays des Grisons. C’était alors une fédération protestante, union de trois ligues (Ligue de la Maison-Dieu, Ligue Grise et Ligue des Dix-Juridictions), alliée mais indépendante des cantons suisses, auxquels elle ne s’est unie qu’en 1798. L’intérêt stratégique des Grisons était qu’ils contrôlaient la vallée de la Valteline (v. note [7], lettre 29) dont la population était catholique.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 août 1650. Note 28

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(Consulté le 26.09.2020)

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