À Charles Spon, le 17 août 1643
Note [3]

« Vies d’hommes très brillants, Antoine i et Guy Loisel, père et fils » (Paris, sans nom, 1643, petit in‑4o de 55 pages, sans nom d’auteur). La Vie de Guy (pages 12‑54) occupe la plus grande partie de l’opuscule.

  • Antoine i Loisel (ou Loysel, Beauvais 1536-Paris 1617), jurisconsulte élève de Pierre Ramus et de Jacques i Cujas, et ami de Pierre i Pithou (v. note [4], lettre 45), eut une brillante carrière d’avocat du roi et de procureur général au Parlement. Il doit la perpétuité de son renom à ses Institutes coutumières, ou manuel de plusieurs et diverses règles, sentences et proverbes, tant anciens que modernes, du droit coutumier et plus ordinaire de la France (Paris, Abel l’Angelier, 1608, in‑4o, réédité à Paris, Henry le Gras, 1637, in‑8o) (G.D.U. xixe s.).

  • Guy Loisel (Paris 1571-1631), second fils d’Antoine i, avait été reçu conseiller clerc au Parlement de Paris en 1597, en la troisième Chambre des enquêtes. Monté à la Grand’Chambre en 1619, il fut chanoine de Notre-Dame de Paris, puis de l’église de Beauvais, prieur de la Chaise du Fresnoy (Popoff, no 1596). En 1793, un membre de la Convention nationale demanda qu’on mît au Pathéon les restes d’Antoine i Loisel, qui était son ancêtre, mais un autre député fit remarquer que Loisel avait le premier publié cette maxime despotique, « Si veut le roi, si veut la loi » ; la proposition fut alors unanimement rejetée (Michaud).

  • Claude Joly (Paris 1607-ibid. 1700), auteur du livre cité par Guy Patin, était, par sa mère, Marie Loisel, le petit-fils d’Antoine i et le neveu de Guy Loisel. D’abord avocat, il était ensuite entré dans les ordres pour devenir en 1631 chanoine puis official de Notre-Dame de Paris. Il accompagna le duc de Longueville au congrès de Münster et fit un voyage à Rome. Frondeur et ami du cardinal de Retz, il fut l’auteur du Recueil de maximes véritables et importantes pour l’institution du roi, contre la fausse et pernicieuse politique du cardinal Mazarin, prétendu surintendant de l’éducation de Sa Majesté (Paris, sans nom, 1652, in‑8o). Le 11 janvier 1653, le livre fut condamné au bûcher et son auteur à l’exil. Claude Joly a publié de nombreux autres ouvrages historiques, politiques et religieux. Il était l’oncle de Guy Joly (v. note [9], lettre 180) (G.D.U. xixe s.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 17 août 1643. Note 3

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(Consulté le 28.01.2023)

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