À Charles Spon, le 9 avril 1655, note 3.
Note [3]

V. note [4], lettre 589, pour le marquis Charles de Rostain et son fils François, comte de Bury. Loret a chanté cette chapelle des Rostain (Muse historique, livre i, lettre xxxii, 25 décembre 1650, pages 71‑72 vers 127‑152) :

« Mouchas, belle comme le jour,
Approuve, ce dit-on, l’amour
D’un poursuivant noble et fidèle
Dont le cœur est charmé par elle :
C’est le sieur comte de Bury,
Homme aussi rond et bien nourri
Qu’il en soit ou qu’il en paroisse {a}
Dans Saint-Germain votre paroisse ;
C’est le fils de Monsieur Rostain,
Qui dans le même Saint-Germain
A fait rajuster de plus belle
Son héréditaire chapelle,
Et pour mieux montrer aujourd’hui
Qu’elle est absolument à lui,
On voit, entre autres braveries,
Plus de six fois ses armoiries ;
Et, de plus, on y voit encore
Signé Rostain en lettres d’or.
Or laissons là Rostain le père,
De peur de le mettre en colère,
Et pour son fils, sieur de Bury,
Dieu veuille qu’il soit bon mari,
Car, puisque la fille susdite
A beauté, douceur et mérite,
Je serais fâché tout de bon
Que son mari ne fût pas bon. »


  1. Ancienne orthographe et prononciation de « paraisse ».

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 9 avril 1655, note 3.

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(Consulté le 23/02/2024)

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