À André Falconet, le 9 janvier 1660, note 4.
Note [4]

Charles marquis de Rostain (ou Rostaing, 1573-4 janvier 1660) était le fils de Tristan de Rostain, seigneur de Thieux, et de Françoise Robertet. Charles avait épousé une fille de Philippe Hurault de Chiverny (v. ci-dessous), prénommée Anne et veuve de Gilbert de La Trémoille, marquis de Royan. Il avait eu cinq enfants légitimes et une fille naturelle, que sa maîtresse, Catherine Triart, lui avait donnée en 1607. Il fut inhumé dans l’église des Feuillants du faubourg Saint-Honoré qu’il avait dotés de plusieurs fondations importantes.

Son fils cadet, François de Rostain, comte de Bury, chambellan de Gaston d’Orléans, mourut en 1666.

V. note [3], lettre 398, pour la chapelle des Rostain à Saint-Germain-l’Auxerrois.

Philippe Hurault, comte de Chiverny (Cheverny 1528-1599), membre d’une ancienne famille de Bretagne, avait été conseiller clerc au Parlement de Paris (1554), puis maître des requêtes (1562). Chargé de plusieurs missions par Catherine de Médicis, il avait accompagné Charles ix dans son voyage à travers les provinces. Il avait épousé, en 1566, Anne de Thou, sœur de l’historien Jacques-Auguste i. Attaché au duc d’Anjou (futur Henri iii, frère de Charles ix) en qualité de chancelier, Chiverny le suivit dans ses campagnes contre les protestants. Il ne l’accompagna pas en Pologne, mais servit ses intérêts à Paris, et devint chancelier et garde des sceaux de France en 1583. Après la journée des barricades (12 mai 1588), il fut soupçonné d’entretenir des intelligences avec les chefs des ligueurs et disgracié. Henri iv lui rendit les sceaux et le traita toujours avec une extrême bienveillance. Chiverny avait de l’habileté et une grande aptitude pour les affaires, mais il était fort accessible à la corruption (G.D.U. xixe s. et Popoff, no 1455). On a de lui des Mémoires d’État sur la période de 1567 à 1599 (v. note [21] du Borboniana 4 manuscrit).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 9 janvier 1660, note 4.

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(Consulté le 27/02/2024)

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