Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 20
Note [3]

Les nerfs crâniens naissent de chaque côté du cerveau pour animer les muscles (nerfs moteurs) de la tête et du cou, et pour recevoir les informations, sensorielles et sensitives, qui en proviennent ; certains assurent en outre des fonctions végétatives dont le ressort peut être plus étendu. Arrangés par paires symétriques (un de chaque côté), ils émergent ou pénètrent par un trou percé dans la base du crâne. On en compte aujourd’hui douze paires, numérotées en chiffres romains :

  • i, olfactif (sensoriel) ;

  • ii, optique (sensoriel) ;

  • iii, moteur oculaire commun ou oculomoteur (moteur oculaire) ;

  • iv, pathétique ou trochléaire (moteur oculaire) ;

  • v, trijumeau (moteur et sensitif) ;

  • vi, moteur oculaire externe ou abducens ;

  • vii, facial (moteur, sensitif et végétatif) ;

  • viii, auditif ou vestibulo-cochélaire (sensoriel) ;

  • ix, glosso-pharyngien (moteur, sensitif et sensoriel) ;

  • x, vague ou pneumogastrique (végétatif, sensoriel et moteur) ;

  • xi, spinal ou accessoire (moteur) ;

  • xii, (grand) hypoglosse (moteur).

Au xviie s., on ne distinguait que sept paires. Jean ii Riolan les a énumérées dans ces deux vers latins, à la page 256 de son Encheiridium anatomicum et pathologicum [Manuel anatomique et pathologique] (Paris, 1648, v. note [25], lettre 150) :

Optica prima, Oculos movet altera, tertia gustat,
Quartaque, quinta audit ; sexta est vaga, septima linguæ
.

[La première est l’optique, {a} la deuxième bouge les yeux, {b} la troisième et la quatrième donnent le goût, {c} la cinquième assure l’ouïe, {d} la sixième est le vague, {e} la septième est pour la langue]. {f}


  1. iie paire actuelle.

  2. iiie, ive et vie paires.

  3. viie et ixe paires.

  4. viiie paire.

  5. xe paire.

  6. xiie paire ; les ire, ve et xie paires n’étaient pas encore considérées comme des nerfs crâniens.

Pour comprendre la phrase qui suit dans l’observation, il faut encore savoir que les nerfs crâniens appartiennent à la périphérie du cerveau : ils sont en relation avec l’hémicorps du même côté qu’eux, contrairement aux structures centrales, dont les connexions sont croisées.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 20. Note 3

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(Consulté le 21.09.2020)

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