À Charles Spon, le 4 février 1650
Note [37]

« moins il leur reste à vivre, plus ils accumulent de richesses » ; emprunt à l’épître dédicatoire {a} des Epigrammatum reverendi viri Philippi Melanchthonis libri vi [Six livres d’épigrammes du vénérable Philipp Melanchthon] : {b}

Facit hoc sæculum, quod deliri senes solent, quos ait Cicero, quominus vitæ superest, eo plus viatici quærere.

[Ce siècle a fait ce que les vieillards délirants ont coutume de faire, à ce qu’a dit Cicéron : moins il leur reste à vivre, plus ils recherchent les richesses]. {c}


  1. Datée du 25 mars 1563 et rédigée par Petrus Vincentius (Peter Vietz, Breslau 1519-ibid. 1581), élève de Philipp Melanchthon (v. note [12], lettre 72) et professeur d’éloquence et dialectique à l’Université de Wittemberg.

  2. Wittemberg, héritiers de Iohannes Crato, 1579, in‑8o, page A2 vo.

  3. Cicéron, La Vieillesse, chapitre xviii, § 66) :

    Avaritia vero senilis quid sibi velit, non intellego : potest enim quicquam esse absurdius quam, quo viæ minus restet, eo plus viatici quærere ?

    [Quant à l’avarice, je ne la comprends guère dans un vieillard : quoi de plus absurde qu’amasser d’autant plus de provisions de route qu’on a moins de chemin à faire ?]


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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 4 février 1650. Note 37

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(Consulté le 07.12.2022)

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