À Charles Spon, le 17 juillet 1657
Note [42]

Nulla in tam magno est corpore mica salis [dans tout ce grand corps il n’y a pas un grain de sel] (Catulle, Poèmes, lxxxvi, vers 4).

Le Triomphe de l’archée {a} et le désespoir de la médisance. Ou partie des consultations faites et envoyées en diverses langues au sieur abbé d’Aubry par les plus savants médecins, apothicaires et chirurgiens de l’Europe, seigneurs et autres, pour plusieurs malades de diverses provinces afin d’avoir de ses remèdes pour les guérir sans venir à Paris ; nonobstant la prétendue magie que l’on s’était persuadée. Par l’abbé d’Aubry de Montpellier, conseiller et médecin ordinaire du roi (Paris, chez l’auteur, à la porte cochère contre la barrière du Chasse-Midi au faubourg Saint-Germain, sans date, in‑4o) est une suite de consultations par lettres datées de 1652 à 1657. Toutes sont à la louange de l’auteur qui défend avec ardeur la médecine chimique, et tout particulièrement les lubies de l’illuminé saint Raymond Lulle [v. note [3], lettre 265], comme le dit Aubry à la fin de l’Au lecteur) :

« [Lulle] n’a établi ses préceptes à l’âge de 145 ans que pour détruire l’erreur qui est en toute sorte de science, en établissant la véritable ; ce qu’étant caché et fort mystérieux, a obligé les ignorants ou estimés savants, qui n’ont pu le comprendre, {b} à s’attacher à la bassesse d’une éloquence puérile et à ses redites ennuyeuses, méprisées par le même saint Raymond Lulle martyr, le maître de la sapience, le prince de l’intelligence, l’inventeur de la doctrine, le fondateur de la science, et le monarque de toute sorte de philosophes et de docteurs. »


  1. V. note [14], lettre latine 98, pour un essai d’explication sur les archées paracelsistes.

  2. Comprendre Paracelse.

Il n’y a pas de dédicace dans l’exemplaire que conserve la BIU Santé et je n’ai pas trouvé d’édition de 1656. La Merveille du monde… (1654, v. supra note [6]) y a plus tard été adjointe : Triomphe de l’Archée et la merveille du monde… (Paris, 1659 ou 1660, v. note [8], lettre latine 167) ; v. seconde notule {a} de la note [7], lettre latine 239, pour l’édition latine (sans lieu, 1660).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 17 juillet 1657. Note 42

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(Consulté le 08.05.2021)

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