À Charles Spon, les 21 et 22 novembre 1652
Note [59]

Henry Bourcier de Barry, sieur de Saint-Aunais, lieutenant général depuis 1649, avait hérité du gouvernement de Leucate (v. note [9], lettre 51), dont bénéficiait sa famille depuis plus d’un siècle. Proscrit une première fois en 1639, il était rentré en grâce à la fin de 1643 et avait été rétabli dans son gouvernement l’année suivante. En novembre 1652, il venait de trahir une nouvelle fois la France contre 40 000 piastres (soit autant d’écus) que lui offrait Philippe iv d’Espagne. Louis xiv entra aussitôt en négociation avec Saint-Aunais qui, en échange de son rétablissement, demandait 200 000 livres payables par les états du Languedoc. Le maréchal de La Mothe-Houdancourt servit ici d’intermédiaire entre le gouvernement et la cour (Jestaz et Adam).

Journal de la Fronde (volume ii, fo 174 vo, 15 novembre 1652) :

« Vous aurez su que Saint-Aunais, gouverneur de Leucate, se déclara il y a cinq ou six mois pour M. le Prince et que depuis, il n’a cessé de faire des courses dans le Roussillon. Ses trois enfants étant ici en pension dans le Collège d’Harcourt, y ont été arrêtés cette après-dînée par ordre du roi. »

Guy Patin a reparlé de Saint-Aunais en 1665 (v. note [5], lettre 817) à l’occasion d’une nouvelle défection en faveur de l’Espagne.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, les 21 et 22 novembre 1652. Note 59

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(Consulté le 24.01.2021)

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