À Hugues de Salins, le 25 juillet 1664
Note [6]

« mais que cet empourpré se porte bien et qu’il s’occupe donc de ses affaires, ou plutôt qu’il s’en aille au diable, là-bas d’où des oiseaux de malheur nous l’ont malencontreusement envoyé » (Catulle, v. note [104], lettre 166).

Tout s’arrangea finalement (Olivier Le Fèvre d’Ormesson, Journal, tome ii, pages 193‑195, mercredi 30 juillet 1664) :

« Ce jour, j’ai su que les affaires du légat {a} étaient bien raccommodées ; qu’il irait à Paris faire son entrée ; que ce serait pour demain en huit jours ; que jusque-là, il demeurerait ici {b} et qu’ayant fait son entrée à Paris, il reprendrait le chemin de Rome sans revenir ici ; que la cérémonie avec le Parlement était accommodée ; qu’il se lèverait, le Parlement arrivant, ôterait son bonnet, donnant la bénédiction, se rassoirait et demeurerait découvert durant la harangue ; puis se relèverait et ôterait son bonnet en donnant la bénédiction.
[…] J’ai su que M. le légat avait été, le mercredi après dîner, à la chasse avec le roi et qu’il avait tué trois lièvres en courant et une perdrix. »


  1. Flavio Chigi, v. note [1], lettre 735.

  2. À Fontainebleau.

Le cardinal-légat fit son entrée à Paris le 9 août « sur une mule blanche, vêtu de rouge avec le chapeau de cardinal renoué sous le menton », en présence d’une « foule extraordinaire, et assurément il ne se peut voir plus de monde ensemble » (ibid. page 203).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 25 juillet 1664. Note 6

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(Consulté le 14.05.2021)

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