À Simon I Paulli, le 2 juillet 1665, note 6.
Note [6]

« de notre villa » : ma traduction propose de comprendre als. comme étant l’abréviation d’Alsiense, nom que portaient le domaine et la villa de Pompée (v. note [1], lettre 101) à Alsium, petite ville côtière d’Étrurie (qui porte aujourd’hui le nom de Palo), dont Cicéron a parlé dans son plaidoyer Pour Milon (xxi, § 54), disant de Clodius, adversaire de Milon et de Cicéron :

Devertit in villam Pompei. Pompeium ut videre ? Sciebat in Aliensi esse : villam ut perspiceret ? Miliens in ea fuerat.

[Il passa par la villa de Pompée. Était-ce pour le voir ? Il savait qu’il était à Alsium. Était-ce pour visiter sa demeure ? Il l’avait vue mille fois].

Si elle est exacte (car je ne connais aucun autre mot latin commençant par als capable de s’accorder avec le contexte d’une adresse), ma conjecture suggère que Guy Patin n’écrivait pas de Paris, mais de sa maison des champs, à Cormeilles (v. note [5], lettre 11), localité dont le nom latin (Cornioletus ou Cormilias) eût été une énigme pour son correspondant danois. L’éditeur de 1667 (v. supra note [a]) s’est contenté de Paris (Parisiis).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Simon I Paulli, le 2 juillet 1665, note 6.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1392&cln=6

(Consulté le 21/05/2024)

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