À Claude II Belin, le 29 juin 1653, note 7.
Note [7]

« Le fameux, l’admirable client attend à la porte d’un palais royal l’heure où son patron, un tyran de Bithynie, daignera s’éveiller » (Juvénal, Satire x, vers 160‑163).

L’allusion de Guy Patin à Condé s’éclaire avec les quatre vers qui précèdent sa citation et décrivent la déchéance finale d’Hannibal Barca (v. note [29], lettre 525) :

O qualis facies et quali digna tabella
cum Gætula ducem portaret belua luscum !
Exitus ergo quis est ? O gloria, vincitur idem
nempe et in exilium præceps fugit atque ibi magnus…

[Ô la belle figure, le beau sujet de tableau, ce général borgne monté sur son éléphant de Gétulie ! {a} Mais quelle est la fin de l’aventure ? Ô gloire ! Il est vaincu ce grand guerrier ; il se précipite dans la fuite et l’exil…]


  1. Source du fameux « Chef borgne monté sur l’éléphant Gétule » de José-Maria de Hérédia (Les Trophées, Après Cannes, 1842, dernier vers).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 29 juin 1653, note 7.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0320&cln=7

(Consulté le 18/04/2024)

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