Annexe : La maison de Guy Patin, place du Chevalier du Guet
Note [7]

Le tome 2 du Terrier du roi contenu dans le plan du quartier appelé la Ville de Paris conservé aux Archives Nationales, qui contient un cadastre détaillé du centre de la capitale dressé en 1680, montre que la place du Chevalier du Guet était flanquée de 12 immeubles dont le no 1 (qui correspond à l’angle nord-ouest de la place) est attribué à un nommé Renoir, tandis que le no 4 (à l’angle sud-ouest) est attribué à un nommé Pattin [sic] ; entre les deux, les nos 2 et 3 sont attribués aux Miron (dont Guy Patin a dit que la maison de Robert ii Miron était mitoyenne de la sienne [lettre à André Falconet du 11 septembre 1665]).

L’aide généreuse et bienveillante de deux conservateurs généraux du patrimoine, Mmes Valentine Weiss, responsable du Centre de topographie parisienne au département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime aux Archives nationales, et Hélène Servant, chef du département des patrimoines de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, m’a permis de connaître très exactement, outre la localisation de la maison de Guy Patin (sur laquelle je m’étais mépris lors de la première édition de la Correspondance), la succession de ses propriétaires durant un siècle (1650-1752), grâce à la précieuse Histoire générale de Paris, Terrier de la censive de l’archevêché dans Paris, 1772. Tome second, deuxième partie, notices nos 2784 à 5479. Publié par Jean de La Monneraye, revu, complété et mis au point par Isabelle Dérens et Hélène Verlet (Paris, 2001, in‑fo, notice 4046, place du Chevalier du Guet) :

« Maison tenant : d’une part à la de (dame) Rousseau, d’autre au sr (sieur) Buffaut, par derrière à M. de Langlerie.

Appt (appartenant) à dlle (damoiselle) Louise-Gabrielle Patin, fille majeure, comme seule hérre (héritière) de Me (Messire) Ignace-Louis Patin, son père, avt (avant), lequel était aussi hérer (héritier) de Me Guy Patin, son aïeul, docteur en médecine, et dlle Jeanne de Janson, son épse (épouse), par représentation de Me Robert Patin, médecin, son père ; lequelsr Guy Patin avait acquis lad. (ladite) maison de sr Jacques Marchais par contrat [Haffrey, {a} 30-xi-1650 ; ensé (ensaisinné) {b} 24-xii]. [Cens : 12 d. par. ; déclon (déclaration) par dlle Patin devant Desmeure, {c} 17-xi-1752].


  1. Pierre Haffrey, notaire établi rue Saint-Germain-l’Auxerrois d’avril 1646 à décembre 1652 (étude xiii, salle des inventaires virtuels des Archives nationales).

  2. Mis en possession.

  3. François Desmeures, notaire établi rue Saint-Denis, près de l’église Saint-Sauveur, de mai 1727 à avril 1756 (étude xxx).

Quatre générations successives de Patin ont donc habité la maison :

  • Guy Patin, de 1650 à 1672, qui, comme on verra plus bas, avait, en 1669, concédé un bail sur une partie de la maison à son fils aîné Robert (mort en 1670) et à sa famille, son épouse Catherine Barré et leurs quatre enfants ;

  • Ignace-Louis Patin (né en 1661), fils aîné de Robert (v. note [10], lettre latine 169), de 1672 à sa mort (survenue après 1718, v. note [16], lettre 985) ;

  • Louise-Gabrielle Patin, fille de Louis-Ignace, depuis la mort de son père et au moins jusqu’en 1752.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : La maison de Guy Patin, place du Chevalier du Guet. Note 7

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8011&cln=7

(Consulté le 21.09.2020)

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