Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644
Note [72]

V. note [56], lettre 101, pour l’arrêt prononcé par le Parlement le 1er mars 1644 et pour son édit du 13 mai suivant sur les consultations charitables de la Faculté.

Le tome premier du Journal des principales audiences du Parlement, avec les arrêts qui y ont été rendus, et plusieurs questions et règlements placés selon l’ordre du temps, depuis l’année 1622 jusqu’en 1660. Par Me Jean Du Fresne, avocat au Parlement (Paris, Compagnie des libraires associés, 1757, in‑4o), livre iv, chapitre xiii, Qu’il n’est loisible aux médecins des autres universités de France de professer et exercer la médecine à Paris, qu’ils n’aient souffert les examens ordinaires et accoutumés en la Faculté de Paris (pages 333‑343) a donné un compte rendu détaillé de cette audience. Le plaidoyer de l’avocat général, Omer Talon (v. note [55], lettre 101), y est transcrit ; il fut accablant pour Renaudot, comme montre ce fragment (page 341, 2e colonne) :

« Nous n’avons point d’Inquisition en France pour faire rendre compte aux hommes de leurs opinions particulières ; mais l’on fait le procès à ceux qui dogmatisent et sèment de mauvaises doctrines en public. Toute la police des villes ne consiste qu’en ce point et n’aboutit qu’à ce soin d’empêcher les désordres qui procèdent des particuliers qui veulent, pour leur avantage ou pour leur satisfaction particulière, vivre à leur mode et contrevenir aux ordres publics ; c’est la menace que Dieu fait, et la malédiction des âmes réprouvées, qu’ils seront aveuglés dans les inventions de leur esprit, abandonnés au désir de leur cœur, qu’ils n’auront point cette tutelle, cette protection supérieure de la Providence, laquelle, pour conduire toutes choses raisonnablement, ne considère pas les intentions des particuliers, mais l’utilité générale, dans laquelle se rencontre le salut et l’avantage d’un chacun. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644. Note 72

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(Consulté le 12.04.2021)

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