À Claude II Belin, le 26 mai 1637, note 8.
Note [8]

Canis allatrat lunam, non lædit est un proverbe du Moyen Âge qu’on lit, sous la forme que Guy Patin a ici employée, dans les Casp. Hofmanni Commentarii in Galeni de Usu partium corporis humani Lib. xvii [Commentaires de Caspar Hofmann sur les 17 livres de Galien concernant l’Utilité des parties du corps humain…] (Francfort, 1625, page 281, 2e colonne, lignes 37‑38 ; v. note [11] de sa lettre écrite à Patin au printemps 1646) :

Timidi quidam, qui in vestibulis librorum suorum adeo sunt soliciti de zoilis, quos vocant, ut etiam magnorum principum auxilia super illis invocent. Ridicule ! Canis allatrat Lunam, et Luna non movetur.

[Au début de leurs livres, certains auteurs craintifs sont si attentifs aux Zoïle, {a} comme ils les appellent, qu’ils invoquent même contre eux les secours des grands princes. C’est ridicule ! Le chien aboie après la Lune, mais la Lune ne s’en émeut point].


  1. Type antique du critique envieux (v. note [5], lettre latine 221).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 26 mai 1637, note 8.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0034&cln=8

(Consulté le 29/02/2024)

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