À André Falconet, le 18 septembre 1665
Note [9]

V. notes [17], [19] et [20], lettre 211, pour les commentaires d’Abraham Zacutus Lusitanus, de Fabio Pacio et de Jean de Renou (relayé par Guy Patin) sur l’ancienneté de la syphilis en Europe.

Dans son acharnement à trouver des preuves contraires, Patin renvoyait à l’édition du Satyricon de Pétrone cum selectis variorum commentariis [avec les commentaires de divers auteurs] (Utrecht, 1654, v. note [20], lettre 345). Il y est question de maux vénériens dans l’anonyme note 637, page 209, sur le culte qu’on vouait à Priape dans la ville de Lampsaque : {a}

Lampsaceni cives patriam multandum mentulatum istum Priapum censuerunt ; non impune illud Uxores e suppliciis suis hoc a dis impetrarunt, ut periculosus maritis suis pudendorum morbus invaderet, ad quem levandum de oraculi Dodonæi sententia Priapo placato et in patriam postliminio revocato usus erat. Reducitur ergo desideratus Lampsacenis mulieribus Priapus, et plausu ab illis maximo exceptus. Deorum tandem numero inseritur.

[Les citoyens de Lampsaque décidèrent de bannir de leur patrie ce Priape en érection ; mais ils ne firent pas cela impunément car leurs épouses implorèrent les dieux de leurs prières pour qu’une maladie envahît les parties génitales de leurs maris ; et que pour les en soulager, on recourût à une sentence de l’oracle de Dodone voulant qu’on complût à Priape en le faisant regagner sa patrie. Tant désiré par les femmes de Lampsaque, Priape y fut ramené et reçu sous leurs grands applaudisements. Il fut alors enfin compté au nombre des divinités].


  1. Ville de Mysie située sur la rive orientale de l’Hellespont (détroit des Dardanelles). V. note [5], lettre 859, pour Priape.

  2. « Ville ancienne de l’Épire […]. Il y avait proche de Dodone un bois tout de chênes consacré à Jupiter. C’est ce qu’on appellait la forêt de Dodone. Dans ce bois était un temple de Jupiter, dans lequel était le plus fameux et, à ce qu’on prétend, le plus ancien de tous les oracles de la Grèce » (Trévoux).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 18 septembre 1665. Note 9

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(Consulté le 29.09.2022)

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