À André Falconet, le 18 septembre 1665
Note [1]

Commentaria in librum Iob [Commentaires sur le livre de Job] (Paris, 1637, 2 volumes in‑fo) de Jacques Bolduc, théologien français, né à Paris vers 1580, qui était entré dans l’Ordre des capucins et s’était acquis de la réputation comme prédicateur ; il a composé plusieurs ouvrages de théologie qui fourmillent de singularités et d’idées paradoxales (G.D.U. xixe s.).

V. note [18], lettre 211, pour le commentaire de Juan de Pineda, s.j., sur Job et son éléphantiasis. « C’est, dit Bayle, une impudence scandaleuse que de dire que la maladie de Job était la grosse vérole. J’avoue que dans l’Église romaine il est le patron des vérolés, mais cela ne conclut rien pour l’autre supposition. » Citant ce passage de Guy Patin, Bayle ajoute :

« Notez que l’on peut prétendre que Job aurait eu cette vilaine maladie, sans avoir commis aucun acte d’impureté qui la lui eût attirée. Consultez le Diarium medicorum ecclesiasticum {a} de Molanus, vous y trouverez ces paroles sous le 10e de mai, fête de saint Job, Velunt nonnulli sanctum Iob pecularem patronum esse eorum qui lue venerea laborant aut eam curant ». {b}


  1. « Calendrier ecclésiastique des médecins » (Louvain, 1595) de Johannes Molanus (Jan Vermeulen, 1533-1585), théologien catholique, professeur à Louvain.

  2. « Quelques-uns veulent que saint Job soit le saint particulier de ceux qui souffrent de la vérole ou qui la soignent. »

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 18 septembre 1665. Note 1

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0834&cln=1

(Consulté le 27.09.2020)

Licence Creative Commons