À Vopiscus Fortunatus Plempius, le 27 juillet 1656
Note [10]

V. note [24], lettre 317, pour les Historiæ de rebus Hispaniæ, libri xxx [Trente livres de l’Histoire d’Espagne] (Mayence, 1605) de Juan Mariana. Le passage sur les deux Avicenne se trouve dans le livre vi, à l’an 639 (page 622, tome premier, de la traduction française de l’Histoire générale d’Espagne, du P. Jean de Mariana, par le P. Joseph-Nicolas Charenton, Paris, 1725) :

« Après la mort de saint Isidore, {a} Théodiscle, Grec de nation, lui succéda dans l’archevêché de Séville. {b} Il y a des historiens qui assurent que Théodiscle changea et altéra les ouvrages de saint Isidore qui étaient tombés entre ses mains, et qu’il les donna à l’Arabe Avicenne, afin qu’il les traduisît en arabe, et qu’il les publiât sous le nom de Théodiscle ; mais à moins qu’il n’y ait deux Avicenne, rien n’est plus faux, car Avicenne n’a vécu que plus de trois cents ans après la mort de saint Isidore ; {c} et par conséquent, il n’a pu avoir de commerce avec Théodiscle, successeur de saint Isidore : d’ailleurs, Sorsan, {d} auteur contemporain d’Avicenne et qui a écrit sa vie, assure que cet auteur arabe a toujours demeuré à la cour des rois de Perse et qu’il ne pensa jamais à venir en Espagne. »


  1. Entre 570 et 536 (v. note [22], lettre 101).

  2. Ce Teodisclo, successeur d’Isidore à l’évêché de Séville, puis banni pour hérésie et converti à l’Islam, est un personnage fictif inventé par l’historien espagnol Luc de Tuy au xiiie s.

  3. Né en 980, Avicenne mourut en 1036 (v. note [7], lettre 6).

  4. Sorsanus est le nom latin du médecin perse Al-Juzjani (980-1037), élève et biographe d’Avicenne.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Vopiscus Fortunatus Plempius, le 27 juillet 1656. Note 10

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(Consulté le 10.08.2020)

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