De Charles Spon, le 28 août 1657
Note [11]

« Que périsse ton argent avec toi ! »

En bon calviniste, Charles Spon se plaisait ici à comparer le Nouveau Testament catholique de la Vulgate {a} à celui de Théodore de Bèze : {b}

Iesu Christi D.N. Novum Testamentum, Gr. et Lat. Theodoro Beza interprete. Additæ sunt, eodem autore, summæ breves doctrinæ unoquoque Evangelistarum et Ac. Apostolicarum loco comprehensæ. Item, Methodi Apostolicarum Epistolarum brevis explicatio. Eiusdem ad illustriss. Principem Ludovicum Borbonium Principem Condensem, et Gallicam nobilitatem verum Dei Evangelium amplexam, præfatio, in qua de Verbi scripti autoritate et vera eius interpretatione disseritur.

[Nouveau Testament de Notre Seigneur Jésus-Christ, grec et latin, traduit par Théodore de Bèze. Avec : ses très brefs résumés sur les enseignements de tous les passages des Évangélistes et des Actes des Apôtres ; sa brève explication de la Méthode des Épîtres apostoliques ; sa préface adressée à l’illustrissime Louis ier de Bourbon, prince de Condé, {c} et à la noblesse française qui a embrassé l’authentique Évangile de Dieu, où il discourt sur l’autorité du verbe écrit et sa véritable interprétation].


  1. V. supra note [10] pour ce verset dans la Vulgate.

    Spon reprenait la traduction de Bèze (page 192 vo de la présente édition) :

    Argentum tuum tecum peteat, qui donum Dei existimatis pecuniis acquiri.

    [Que périsse ton argent avec toi, qui puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquiert par l’argent].

    Avec ce commentaire dans la marge :

    Simonis, non Petri sed magi, sunt successores qui res sacras aut emunt aut vendunt.

    [Ceux qui achètent ou vendent les objets sacrés sont les héritiers de Simon : non pas Simon Pierre, mais Simon le Magicien].
  2. V. note [28], lettre 176.

  3. V. note [16], lettre 128.

  4. Sans lieu [Genève], Henri Estienne, 1565, in‑8o de 462 pages, grec et latin juxtalinéaires, avec commentaires latins dans les marges.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – De Charles Spon, le 28 août 1657. Note 11

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(Consulté le 08.02.2023)

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