À Charles Spon, le 1er avril 1650
Note [13]

L’abbé de La Rivière, évêque-duc de Langres, était chancelier et garde des sceaux de l’Ordre du Saint-Esprit (v. note [17], lettre 63) depuis 1645 ; ces sceaux allaient lui être retirés le 5 mai 1650 pour être transmis à Abel Servien.

Guy Patin citait ici quatre des mille vers du Gouvernement présent ou éloge de Son Éminence, pamphlet contre Richelieu, sous-titré La Milliade (Variétés historiques et littéraires. Recueil de pièces volantes rares et curieuses en prose et en vers, revues et annotées par M. Édouard Fournier, tome ix, Paris, Pagnerre, 1859, in‑16o, page 38). Ils attaquaient Nicolas Le Jay, premier président du Parlement de Paris de 1630 à 1640 (v. note [11], lettre 17), comme vil exécuteur des basses œuvres du ministre.

Tallemant des Réaux (tome i, page 248) a parlé de ce libelle anonyme, rédigé en 1636, dans son historiette sur le cardinal de Richelieu :

« L’écrit qui l’a le plus fait enrager depuis cela {a} a été cette satire de mille vers où il y a du feu, mais c’est tout. Il fit emprisonner bien des gens pour cela, mais il n’en put rien découvrir. Je me souviens qu’on fermait la porte sur soi pour la lire : ce tyran-là était furieusement redouté. Je crois qu’elle vient de chez le cardinal de Retz ; on n’en sait pourtant rien de certain. »


  1. La déclaration de guerre à l’Espagne en 1635.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er avril 1650. Note 13

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(Consulté le 02.12.2020)

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