À Christiaen Utenbogard, le 27 janvier 1651, note 15.
Note [15]

« La censure acquitte les corbeaux, mais condamne les colombes » (Juvénal, v. note [25], lettre 432).

Tous les biographes du P. Nicolas Caussin ont parlé de son exil breton en décembre 1637, sur l’ordre de Richelieu ; il ne reparut à Paris qu’en 1643, après la mort de Louis xiii (v. note [5], lettre 37). Seul Guy Patin a pourtant parlé de ce second bannissement, et Bayle en a fait la remarque à la fin de sa biographie de Caussin :

« Je viens de lire une lettre, {a} où l’on assure que la reine mère le fit sortir de Paris, et le relégua en Bretagne pour complaire au cardinal Mazarin à qui il avait déplu ; et que la raison de cette disgrâce vint du livre de Regno et Domo Dei, qu’il avait publié l’an 1650, et dans lequel il avait dit de très bonnes choses sur les qualités que doivent avoir les princes. » {b}


  1. « De Guy Patin, imprimée avec celles de quelques autres Illustres, à Amsterdam » (note de Bayle).

  2. S’il a vraiment eu lieu (c’est-à-dire si la mémoire de Guy Patin ne s’était pas embrouillée), l’exil du P. Caussin fut bref puisque dans sa lettre du 5 juillet 1651 (v. sa note [15]), Patin écrivait à Claude ii Belin : « Le P. Caussin […] fut avant-hier enterré ici aux pères de Saint-Louis, rue de Saint-Antoine. »

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Christiaen Utenbogard, le 27 janvier 1651, note 15.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1051&cln=15

(Consulté le 14/04/2024)

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