À Claude II Belin, le 13 mai 1636
Note [2]

Nicolas Bourbon, Nicolaus Borbonius Baralbulanus, natif de Bar-sur-Aube (v. note [31], lettre 390), en 1574, mort à Paris 7 août 1644, était dit le Jeune, pour le distinguer de son grand-oncle de même nom (v. note [38] du Borboniana 10 manuscrit), avait professé la rhétorique dans plusieurs collèges de Paris, puis la langue grecque au Collège royal (de 1611 à 1620 ; v. notule {a}, note [a] de l’Introduction au Borboniana manuscrit). Bourbon était ensuite entré à l’Oratoire en 1620 pour devenir chanoine de Langres en 1625, et être élu membre de l’Académie française en 1637, par l’influence de Richelieu qui l’aurait préféré à Pierre Corneille, dit Pellisson (v. note [2], lettre 329).

Guy Patin appelait Bourbon « mon bon maître et mon bon ami jusqu’à la mort », car il avait été son professeur de philosophie et de science scolastique quand il étudiait au Collège de Boncourt (1617-1619) pour obtenir sa maîtrise ès arts (Vuilhorgne, page 34).

À l’Oratoire, Nicolas Bourbon réunissait une petite académie littéraire, où de beaux esprits devisaient librement sur quantité de sujets et de gens. Notre édition en donne un ample écho avec la transcription en onze parties du Borboniana manuscrit, riche recueil des entretiens que Patin a eus avec Bourbon en 1638. Ce texte et ses abondantes notes procurent maints renseignements sur les personnages et les faits historiques du temps (tout particulièrement la seonde moitié du xvie s.), et sur une source où Patin a souvent puisé pour orner sa correspondance. La version fort mutilée qui en a été imprimée en 1751 (v. note [17] de l’Introduction aux ana de Guy Patin) est à oublier car elle n’en donne qu’une pâle idée.

Les poésies latines de Bourbon ont été réunies sous le titre de Poemata… (Paris, Robert Sara, 1630, in‑8o), et reprises et complétées dans ses Opera omnia… [Œuvres complètes…] (Paris, Vve de Robert Sara, 1651, in‑12  v. note [22] du Borboniana 1 manuscrit pour une précédente édition, Paris, 1638, avec une épigramme à la gloire de Patin et de Jean Fernel).

Les trois lettres latines (et non pas une seule) de Bourbon contre celles de Balzac (v. note [7], lettre 25) portent le titre d’Apologeticæ commentationes ad Phyllarchum [Réflexions apologétiques contre Phyllarque] (Paris, Robert Sara, 1636, in‑4o) ; le maître y réprimandait son ancien disciple.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 13 mai 1636. Note 2

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(Consulté le 25.07.2021)

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