À Claude II Belin, le 12 novembre 1639
Note [2]

Enquérez-vous.

Je n’ai pas trouvé ce Cultellus (petit couteau) qu’Yves Le Tartier aurait écrit sur l’assassinat du roi Henri iii (Fontainebleau 1551-Saint-Cloud 2 août 1589). Troisième fils d’Henri ii et de Catherine de Médicis, il avait été élu roi de Pologne en 1573. Son frère Charles ix étant mort l’année suivante, il lui succéda sur le trône de France ; il y fut le dernier des Valois. En dépit de tous les excès qu’il commit avec ses favoris (les mignons), Henri iii fut, dans la tourmente, un souverain habile et courageux qui lutta pour restaurer un royaume miné par les guerres civiles ; mais la Ligue parvint à lui ôter la possibilité de gouverner à partir de 1585 en déclenchant la huitième guerre de religion. Henri iii n’avait pas eu d’enfant de son mariage avec Louise de Lorraine en 1575. En 1584, quand mourut son frère cadet et héritier présomptif, François de France, duc d’Anjou, le chef du parti protestant, Henri de Bourbon, roi de Navarre (futur Henri iv), se trouva en position de prétendre à la couronne de France. Paris fut abandonné aux ligueurs après la journée des barricades du 12 mai 1588 et le duc de Guise s’imposa comme prétendant au trône. Henri iii réagit lors des états généraux réunis à Blois en faisant assassiner Guise et son frère, le cardinal de Lorraine (23‑24 décembre 1588), puis en s’alliant au roi de Navarre (avril 1589) pour assiéger Paris (juillet 1589). Il mourut lors de cette opération, le lendemain du coup de poignard que lui avait donné le moine dominicain Jacques Clément, sur l’instigation de la Ligue (G.D.E.L.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 12 novembre 1639. Note 2

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(Consulté le 20.04.2021)

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