À André Falconet, le 16 décembre 1664
Note [2]

« mais la charité est cette robe nuptiale qui a fait l’homme chrétien » ; nouvelle allusion (v. note [24], lettre 392) au sermon xc de saint Augustin, La Robe nuptiale ou la charité, qui commente la parabole des invités à la noce, où l’un des convives du festin offert par le maître n’a pas revêtu la robe nuptiale (Matthieu, 22:1-14).

Guy Patin pensait sans doute à ce passage précis :

« Qu’est-ce donc que la robe nuptiale ? Le voici : “ La fin des préceptes est la charité qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère. ” {a} Voilà la robe nuptiale : ce n’est pas une charité telle quelle ; car il est beaucoup d’hommes qui paraissent s’aimer, quoique leur conscience soit en mauvais état. Ainsi ceux qui commettent ensemble des brigandages, qui exercent ensemble des maléfices, qui courent ensemble les histrions et qui ensemble applaudissent des cochers et des gladiateurs, s’affectionnent souvent ; mais ils n’ont pas “ la charité qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère ”, et cette charité est la robe nuptiale. »


  1. Première Épître de saint Paul à Timothée, 1:5.

V. note [10], lettre 798, pour le procès qui opposait devant le Parlement de Paris les deux libraires de Lyon, Horace Boissat et Laurent Anisson.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 16 décembre 1664. Note 2

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(Consulté le 19.02.2020)

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