À Charles Spon, le 25 novembre 1653
Note [23]

« ce fut un homme bien disposé, parfaitement savant, de bon goût [v. note [12], lettre 197], qui me plongea autrefois dans les délices. »

Joseph Hall (surnommé le Mercurius Britannicus, Bristow-Park, comté de Leicester 1574-9 août 1656) avait professé d’abord la rhétorique et publié quelques poésies. Entré ensuite dans les ordres, il était devenu chapelain de Henry, prince de Galles, chapelain de lord Doncaster, ambassadeur d’Angleterre à Paris, puis pasteur de Waltham dans le comté d’Essex et doyen de Worcester. Évêque d’Exeter en 1627, Hall s’était montré zélé défenseur de l’épiscopat contre les puritains et avait été transféré au siège épiscopal de Norwich en 1641. Ayant protesté contre la validité des lois votées dans le Parlement, on l’avait jeté en prison (1642) puis acquitté. L’année suivante, ses biens avaient toutefois été séquestrés et il n’avait pu qu’à grand-peine échapper à un soulèvement populaire que les puritains avaient suscité à Norwich. Il s’était retiré dans une petite ferme près de Higham où il passait le reste de sa vie. Homme savant, spirituel, charitable et tolérant, il a été le premier en Angleterre à écrire des satires dirigées, non contre les individus, mais contre les vices de son temps (G.D.U. xixe s.). Guy Patin a plus loin parlé de ses Épîtres mêlées qui contiennent un chapitre sur les eaux de Spa (v. note [5], lettre 334).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 25 novembre 1653. Note 23

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(Consulté le 09.07.2020)

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