À Charles Spon, le 1er avril 1653
Note [25]

« ainsi tous les fleuves vont-ils à la mer, qui jamais ne déborde. » Guy Patin s’inspirait sans doute ici d’une diatribe de Johann Leonhard Weidner (v. note [6], lettre 114) contre les jésuites comme « insatiables prédicateurs » (Elixir iesuiticum…, sans lieu ni nom, 1645, in‑12o, page 353‑354) :

comparavi eos peræ mendicorum, quæ nunquam potest impleri ; comparavi mari, in quod quanquam omnia flumina influant, tamen nunquam redundat ; comparavi hydropicis.

[je les ai comparés à la besace des mendiants qui jamais ne peut être remplie, à la mer qui jamais ne déborde bien que tous les fleuves s’y déversent ; je les ai comparés aux hydropiques].

Le frère cadet du maréchal de Villeroy, Camille de Neufville (Rome 1606-1698), abbé d’Aisnay (Ainay ou Esnay), allait être nommé par le roi archevêque et comte de Lyon le 28 mai 1653, puis sacré à Lyon le 29 juin 1654 (Gallia Christiana).

Mazarin prenait les deux abbayes de Saint-Étienne de Caen et de Saint-Victor de Marseille rendues vacantes par la mort du cardinal de Lyon, Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu. Quant à sa charge de proviseur de Sorbonne, « Messieurs de Sorbonne ont élu en sa place le cardinal de Retz, quoique prisonnier » (Journal de la Fronde, volume ii, fo 200 vo, 28 mars 1653).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er avril 1653. Note 25

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(Consulté le 24.11.2020)

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