Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644
Note [30]

Antoine Madelain, natif de Tours, avait été reçu docteur en médecine de l’Université de Montpellier. Tandis que Madelain exerçait à Paris comme médecin du roi par quartier, Guy Patin lui avait fait subir un examen de médecine vers 1639 (v. lettre à Claude ii Belin datée du 31 janvier 1651).

Madelain fut, avec Théophraste Renaudot et nombre de leurs collègues, une des victimes de l’arrêt du 1er mars 1644 leur interdisant de s’assembler et d’exercer à Paris. Au grand triomphe de la Faculté parisienne, les médecins provinciaux (dits étrangers) se virent obligés de déguerpir ou de mourir de faim. Madelain fut quatre ans plus tard le héros de la riposte : il relança l’affaire non plus devant le Parlement, mais devant le Grand Conseil qui, par un arrêt du 10 mars 1648, lui donna gain de cause, renvoyant les deux parties dos à dos, avec désormais défense de « se méfaire et médire ». Les provinciaux firent publier l’arrêt sous le titre de Liberté publique rendue par le Grand Conseil du roi (Paris, 1648, in‑4o) et la Faculté, matée pour un temps, se borna à une guerre d’escarmouches à multiples rebondissements. Madelain aurait mis la main à la Seconde apologie pour l’Université de médecine de Montpellier (v. note [54], lettre 348), dirigée contre les Recherches curieuses de Jean ii Riolan, mais on l’attribue plus probablement à Isaac Cattier (P. Delaunay, page 305, et Dulieu).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644. Note 30

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(Consulté le 13.07.2020)

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