À Charles Spon, le 3 décembre 1649
Note [4]

V. note [1], lettre 147, pour le livre de Gassendi « sur la Vie et les mœurs d’Épicure » (dont on ne trouve pas non plus d’édition contrefaite).

La foire (v. note [10], lettre 76) Saint-Germain à Paris, établie de date fort ancienne (mais imprécise) par les religieux de l’abbaye de Saint-Germain, était passée entre les mains royales au xiie s. et avait connu depuis lors une histoire à éclipses. Du temps de Guy Patin, elle commençait le 2 février (fête de la Purification de Notre-Dame) et durait plusieurs semaines. Les marchands se répartissaient dans plus de 400 loges installées à demeure sur le terrain où s’élève aujourd’hui le marché Saint-Germain et s’étendaient jusqu’à l’extrémité de la rue de Tournon, et aux environs du Luxembourg et de Saint-Sulpice. Elles formaient neuf rues qui se coupaient à angles droits et se trouvaient abritées par une charpente immense. Les rues se distinguaient par les noms des métiers qui y mettaient leurs étalages. Cette gigantesque réunion commerciale était l’occasion de toutes sortes de trafics et de débauches.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 3 décembre 1649. Note 4

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(Consulté le 14.10.2019)

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