À Hugues de Salins, le 15 novembre 1657
Note [40]

« Vous connaissez le vieux dicton : “ Pour les voleurs du bien particulier, les entraves et les chaînes ; pour les voleurs du bien public, l’or et la pourpre. ” »

Aulu-Gelle (Les Nuits attiques, livre xi, xviii, § 18) :

Sed enim M. Cato in oratione, quam de Præda militibus dividenda scripsit, vehementibus et inlustribus verbis de impunitate peculatu atque licentia conqueritur. Ea verba, quoniam nobis impense placuerant, adscripsimus : “ Fures, inquit, privatorum furtorum in nervo arque in compedibus ætatem agunt, fures publici in auro atque in purpura ”.

[M. Caton, {a} dans le discours qu’il a composé sur le butin à distribuer aux soldats, se plaint, avec autant de force que d’éclat, de la licence, de l’impunité accordée aux concussionnaires. Je transcris ici ses paroles, qui m’ont frappé d’admiration : « Ceux qui volent les particuliers passent leur vie dans les liens et les chaînes ; les voleurs de l’État vivent dans l’or et la pourpre. »]


  1. Marcus Porcus Cato, Caton l’Ancien (v. note [5] de Guy Patin contre les consultations charitables de Théophraste Renaudot).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 15 novembre 1657. Note 40

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(Consulté le 27.09.2021)

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