Annexe : Les deux Vies latines de Jean Héroard,
premier médecin de Louis xiii, note 49.
Note [49]

La première guerre de Religion avait commencé en 1562. Le parti du roi (Charles ix) était antagoniste des protestants. Cette adhésion de la famille Héroard à la cause catholique, tout comme la vénération de Marie Madeleine (v. supra note [46]), est en contradiction avec le calvinisme de Michel Héroard (bien affirmé par ses relations avec Jean Calvin dans la narration de Felix i Platter, v. supra note [21]) et avec la suite immédiate de la Vie de son fils donnée par le Genius Pantoulidamas. Peut-être, cet éloge voulait-il faire passer Jean Héroard pour catholique aux yeux des médecins Parisiens contre lesquels il était écrit, sans trop s’embarrasser de gênants détails.

La nuance symbolique entre Mars (v. note [16], lettre de Samuel Sorbière écrite au  printemps 1651) et Bellone, sa sœur ou son épouse (v. note [3], lettre latine 29), pourrait tenir au fait que le premier était le dieu des combattants et la seconde, plutôt la déesse de leurs équipages.

Imprimer cette note
Citer cette note
x
Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Les deux Vies latines de Jean Héroard,
premier médecin de Louis xiii, note 49.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8225&cln=49

(Consulté le 16/04/2024)

Licence Creative Commons