À André Falconet, le 26 septembre 1669
Note [5]

Comme quelques trop rares autres doyens, Jean Garbe a tenu dans le tome xv des Comment. F.M.P. deux Obitus Doctorum (Obituaires [listes mortuaires] des docteurs [régents de la Faculté de médecine de Paris]).

  • Page 329 :

    Magister Philippus Chartier in nostra Medicorum saluberrima Facultate Parisiensi doctor regens, Medicus regis ordinarius atque in Collegio Cameracensi professor Regius, medicus doctissimus, eloquentissimus, in utraque lingua Græca et Latina versatissimus (omnibus invitis et dolentibus) mortuus est die dominica 25 augusti 1669 et sepultus die martis sequente in templo sancti Andrææ, atque pro illius animæ salute missa fuit celebrata in sacello scholarum die Martis tertia septembris 1669.

    [Maître Philippe Chartier, {a} docteur régent en notre très salubre Faculté parisienne de médecine, médecin ordinaire du roi et professeur royal au Collège de Cambrai, {b} très docte et éloquent médecin, très versé dans les deux langues, grecque et latine, mourut (à la surprise et grande peine de tous) le dimanche 25 août 1669 ; il fut inhumé le mardi suivant en l’église Saint-André {c} et, pour le salut de son âme, une messe fut célébrée dans la chapelle des Écoles le mardi 3 septembre 1669].


    1. V. note [8], lettre 964.

    2. Siège du Collège de France.

    3. Saint-André-des-Arts, v. note [10], lettre 277.

  • Page 394, le second était cité sans être vraiment mort :

    Magister Antonius Rufin doctor medicus parisiensis insigni doctrina, præclaris virtutibus et eximia pietate commendabilis, ne Mundus ipsum corrumperet, sese ab ipso sponte abdicando, petiit Britaniam, ubi sancte sese Deo cumsecrans, in conventu Carthusianorum Sancti Brunonis discipulus factus est et tandem sua Religionis vota inter Carhusianos absolvit die 14 Septembris 1669 en la Chartreus d’Auray en Bretagne.

    [Maître Antoine Ruffin, {a} docteur en médecine de Paris, recommandé pour son insigne doctrine, ses vertus remarquables et son extraordinaire piété, afin ne pas se laisser corrompre par le monde, s’est volontairement résolu à démissionner ; il est parti en Bretagne pour s’y consacrer saintement à Dieu ; il s’est fait novice de saint Bruno dans le couvent des chartreux ; enfin, il a prononcé ses vœux de religion chez les chartreux le 14 septembre 1669, en la chartreuse d’Auray en Bretagne].


    1. V. note [3], lettre 942.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 26 septembre 1669. Note 5

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(Consulté le 06.12.2022)

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