À Charles Spon, le 12 août 1650
Note [9]

Lexicon philologicum præcipue etymologicum et sacrum, in quo Latinæ et a Latinis auctoribus usurpatæ tum puræ tum barbaræ voces ex originibus declarantur, comparatione linguarum (quarum et inter ipsas consonantia aperitur) subinde illustrantur, multæque in divinis et humanis literis difficultates e fontibus, historia, veterumque et recentium scriptorum auctoritate enodantur, bene multa etiam in vulgatis Dictionariis admissa haud levia errata modeste emaculantur, auctore Matthia Martinio, servo Iesu Christi in Schola Bremensi [Lexique philologique principalement étymologique et sacré, où on explique par leurs origines les mots latins et ceux, tant purs que barbares, dont se sont servis les auteurs latins ; la comparaison des langues les éclaire souvent (on découvre la concordance qu’ils ont entre eux), et on dénoue beaucoup de difficultés dans les lettres humaines et divines à partir des sources, de l’histoire, et de l’autorité des écrivains anciens et modernes ; on corrige même modestement bon nombre d’erreurs qui ont été admises, mais qui ne sont pas légères, dans les dictionnaires usuels ; par Matthias Martini, serviteur de Jésus-Christ en l’École de Brême] (Brême, Willius et Hoismannus, 1623, in‑fo ; plusieurs rééditions dont aucune de Lyon).

Théologien et philologue allemand, Matthias Martini (Freinhage, comté de Waildeck, 1572-Brême 1630) fut successivement prédicateur du comte de Nassau, professeur de latin à Herborn (1596), pasteur à Embden (1607) et recteur de l’École illustre de Brême (1611). Outre ce Lexicon et une trentaine d’écrits sur la théologie, on lui doit le Cadmus Græce Phœnix seu etymologicum [Cadmus ou le Phénix étymologique grec (la légende attribue à Cadmus, fils d’Agénor et de Téléphassa, et fondateur de Thèbes, la transmission aux Grecs de l’alphabet et de l’écriture)] (Brême, 1625, in‑8o) (G.D.U. xixe s.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 12 août 1650. Note 9

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(Consulté le 16.10.2019)

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