À Johann Daniel Horst, les 3 et 10 février 1667
Note [9]

La première édition non anonyme de La Sagesse de Pierre Charron {a} était intitulée De la Sagesse livres trois. Par M. Pierre le Charron, Parisien, Chanoine Théologal et Chantre en l’Église Cathédrale de Condom. {b} La dédicace à « Monseigneur, Monseigneur le duc d’Épernon, {c} pair et colonel de l’Infanterie de France » commençait par ces trois phrases :

« Monseigneur, tous sont d’accord, que les deux plus grandes choses qui tiennent plus du ciel, et sont plus en lustre, comme les deux maîtresses du monde, sont la vertu et la bonne fortune, la sagesse et le bonheur. De leur préférence il y a de la dispute ; chacune a son prix, sa dignité, son excellence. À la vertu et sagesse, comme plus laborieuse, suante et hasardeuse, est due par préciput {d} l’estime, la récompense ; à l’heur et bonne fortune, comme plus haute et divine, est due proprement l’admiration et l’adoration. » {e}


  1. Mort en 1603, v. note [7], lettre 73.

  2. Bordeaux, Simon Millanges, 1601, in‑8o de 772 pages.

  3. V. note [12], lettre 76.

  4. Terme de jurisprudence (Charron avait d’abord été avocat) : « avantage qui appartient à quelqu’un dans une chose à partager » (Furetière).

  5. Il était alors courant de ne pas conjuguer au pluriel un verbe ayant deux sujets au singulier.

L’édition d’Amsterdam est celle de Louis et Daniel Elsevier, 1662, in‑12. Jamais, selon mes recherches bibliographiques, ce livre n’a été traduit en latin.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Daniel Horst, les 3 et 10 février 1667. Note 9

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(Consulté le 24.09.2022)

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